Les techniques des médecins niçois face à un AVC

Les médecins de l’équipe de neuroradiologie de l’hôpital Pasteur de Nice en pleine intervention / © F. Tisseaux-FTV
Les médecins de l’équipe de neuroradiologie de l’hôpital Pasteur de Nice en pleine intervention / © F. Tisseaux-FTV

Les médecins de l’hôpital Pasteur à Nice utilisent une technique de l’infiniment précis  pour sauver les patients victimes d’attaques cérébrales. En France, chaque année, 115 mille personnes sont victimes d’un AVC.
 

Par Véronique Lupo

À l’hôpital pasteur de Nice, l’équipe de neuroradiologie s’active tous les jours pour soigner les AVC. Ce jour-là, un homme de 42 ans présente un anévrisme déjà rompu, c'est-à-dire une fuite de sang dans le cerveau. Un accident cérébral qui aurait pu lui être fatal.
Méthodiquement et manuellement, les médecins colmatent la brèche, et la sécurisent avec des fibres de platine qu’ils font glisser dans les artères pour remonter jusqu’au crâne.

Une technique de l’infiniment précis et de l’infiniment petit

Le docteur Jacques Sedat est médecin en neuroradiologie interventionnelle à l’hôpital Pasteur. Il nous explique que ces techniques sont devenues de plus en plus précises :

les dimensions du fil sont en dessous du millimètre... Et ce fil de platine va venir boucher l'artère, comater la fuite de sang au fur et à mesure de nos manipulations.

Des techniques moins invasives et plus efficaces

Il y a 20 ans, pour avoir le même résultat, on aurait dû trépaner les personnes. L’utilisation du platine est nettement moins invasive, moins violente, moins traumatisante. Le filament coûte cher : 700 euros. Il en faut parfois 10 ou 15 pour boucher une fuite. Le patient devra garder ce matériel en lui toute sa vie.

L'AVC le plus fréquent : l’ischémie cérébrale

Même principe pour l’autre type d’AVC, le plus fréquent, l’ischémie cérébrale. À l’inverse de la fuite, c’est un bouchon. Les médecins pénètrent aussi dans nos artères mais avec un petit aspirateur, ils vont récupèrent le caillot.

Ce sont les AVC les plus graves. Et nous arrivons à récupérer la moitié des patients. Il y a encore beaucoup de progrès à faire,

nous dit le docteur Sedat.
Dans cette médecine de pointe, des médecins et des infirmiers sont motivés par leur mission mais il y a une ombre au tableau. Il existe seulement deux spécialistes en hôpital public capables d’utiliser cette technique pour un million 500 mille habitants des Alpes Maritimes, du Var et de la Corse.

 

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