VIDÉO. Eric Ciotti répond à Christian Estrosi et veut un débat face à face : "Je ne suis pas faux cul"

Après un échange épistolaire tendu entre les deux élus, Eric Ciotti et Christian Estrosi, le député des Alpes-Maritimes a soumis l'idée, au maire de Nice, d'un débat devant les médias.

La relation entre Eric Ciotti et Christian Estrosi est glaciale.

Lundi 6 novembre sur X (anciennement Twitter), le maire de Nice publie une lettre de règlements de comptes à destination du député Les Républicains qui débute par un "Cher Éric" et se termine par une main tendue, celle de l’apaisement.

Il lui reproche de vouloir tout conflictualiser, ce qui serait une mauvaise chose pour la ville de Nice. "Je préférerai toujours l'action à la critique pour le bien de ma ville", tweete Christian Estrosi.

Mais cette lettre n'a pas manqué de faire réagir le patron de la droite. Dans un courrier datant du jeudi 9 novembre, le président de LR répond à la colère de Christian Estrosi.

"Critiquer votre bilan, ce n'est pas critiquer Nice, bien au contraire, c'est protéger Nice, préparer son avenir", écrit Éric Ciotti. "Je vous invite donc à débattre avec moi de ces sujets devant l'ensemble des médias de notre territoire dans les jours qui viennent".

"Je ne suis pas faux cul"

Au micro de France 3 Côte d'Azur ce vendredi, le député des Alpes-Maritimes confie qu'il ne croit pas à la sincérité de cette main tendue par Christian Estrosi.

"Ce qui importe c'est le fond, les difficultés de la Ville de Nice, l'arrêt volontaire des travaux pour la tempête Alex, la dégradation de la situation budgétaire de la métropole extraordinairement préoccupante, l'augmentation par voie de conséquence des dépenses, des impôts, des charges, la perte de pouvoir d'achat des Niçoises et des Niçois, c'est tout cela qui compte. Le reste c'est de la communication", déclare Eric Ciotti.

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Le député des Alpes-Maritimes et président des Républicains a peu apprécié les mots du maire de Nice à son encontre mais assume toutes ses positions dans l’optique de briguer l’Hôtel de ville. ©FTV

"Je ne suis pas faux cul, je ne suis pas dans les faux-semblants, je parle en vérité, en sincérité. Je vois les problèmes, je les dénonce quand ils se posent et je soutiens ce qui va dans le bon sens. Pour moi, la politique c'est des convictions, c'est un enracinement, un attachement à Nice. Les seuls auxquels je dois rendre des comptes, c'est les Niçoises et les Niçois", continue le député LR. "Je veux un avenir différent pour Nice parce qu'aujourd'hui la communication, les paillettes, les dépenses à tour de bras, la poursuite d'intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général et du bien commun, ce n’est pas ma politique".

Le maire de Nice appréciera... et répondra à son tour ?