Confinement : un camion flashé à 117 km/h au de 50, encore trop d'excès de vitesse dans les Alpes-Maritimes

Qui dit confinement, ne dit pas relachement. Depuis le 6 avril, 71 permis ont été suspendus suite à de grands excès de vitesse.

Sur l'autoroute A8 dans les Alpes-Maritimes, les gendarmes constatent de grands excès de vitesse.
Sur l'autoroute A8 dans les Alpes-Maritimes, les gendarmes constatent de grands excès de vitesse. © D.Pardanaud FTV
Des routes quasi désertes, l’autoroute A8 fluide comme jamais… La tentation est grande pour certains automobilistes de profiter du confinement et de l’absence de circulation pour appuyer sur l’accélérateur et oublier le code de la route (> Pour le réviser durant le confinement).

Sauf que, l’Escadron départemental de la sécurité routière des Alpes-Maritimes ne l’entend pas de cette oreille. "Notre mission première en ce moment est d’assurer le contrôle des attestations de déplacement", précise le commandant en second David Roussel. Mais nous nous sommes très vite rendu compte que des abus étaient réalisés par des conducteurs."
 

Un poids-lourd 67km/h au dessis de la limitation

Ce lundi 20 avril, les gendarmes des Alpes-Maritimes ont encore constaté dix "grands excès de vitesse" sur l'autoroute A8 sur le secteur de la Turbie. A la clé, "rétention" immédiate du permis de conduire et, dans les cinq cas les plus extrêmes, "immobilisation administrative" du véhicule.

Trois jours plus tôt, les militaires du peloton d'autoroute de Nice, avaient déjà retiré quatorze permis pour des excès de vitesse supérieurs à 40 km/h, et trois "immobilisations administratives". Lors de cette opération de contrôles, un poids-lourd a été contrôlé à la vitesse de 117 km/h sur un tronçon limité à 50km/h !
  Sur la quarantaine de gendarmes déployés chaque jour sur l’ensemble du département, ils sont dix à assurer des contrôles de "très grande vitesse" avec leur radar mobile.

"Nous ne relevons que les grands excès lors de contrôles courts et ciblés, notamment le matin et en fin de journée." - David Roussel.


Gros voire très gros excès de vitesse : 198 Km/h vers Carros


En cette période, les gendarmes traquent en priorité les grands excès de vitesse."Sur la route départementale 202 Bis à Carros près de Nice, nous avons ainsi interpelé un livreur qui roulait à 198 Km/h au lieu des 110 permis", constatait début avril le commandant Roussel.

"Nous avons 'monté' la marge de tolérance. Le but n’est pas d’embêter les conducteurs mais vraiment de ne pas laisser faire n’importe quoi. Rappelons les dangers de la route, ce n'est pas le moment d'avoir un accident".
 
Dans les Alpes-Maritimes, le trafic a fortement diminué suite au confinement mais les automobilistes ne respectent pas toujours les limitations de vitesse.
Dans les Alpes-Maritimes, le trafic a fortement diminué suite au confinement mais les automobilistes ne respectent pas toujours les limitations de vitesse. © D.Pardanaud FTV

Les axes comme la pénétrante de Grasse (R6185), l’autoroute A8 ou cette RM6202bis ont ainsi vu des voitures circuler bien au-delà de ce qui est autorisé. Pour rappel, les radars automatiques sont toujours actifs sur l’autoroute…

La route R6202 bis longe le fleuve Var près de Nice :
"Les gens se laissent aller, pensent qu’ils sont seuls sur la route… On voit sur l’A8 des véhicules qui circulent sur la voie de gauche, au milieu. Les règles sont vite oubliées. Heureusement, il n’y a pas eu pour l’heure d’accident dans les Alpes-Maritimes".

Quelles sanctions ?

Si il existe donc un peu de tolérance quant au seuil des contrôles, les sanctions elles restent les mêmes. La réglementation est inchangée et s'applique sur l'ensemble des axes.

Pour qui viendrait à dépasser la vitesse autorisée, voici les sanctions prévues :

> Excès de vitesse égal ou supérieur à 40 km/h et inférieur à 50 km/h : > Excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h : > Récidive d’excès de vitesse supérieur ou égal à 50 km/h
À noter : Pour les excès de vitesse de 50 km/h ou plus, le véhicule peut être immobilisé et mis en fourrière sur décision du procureur de la République ou sur arrêté du préfet pour une durée de 7 jours.

Comme toujours le titre est retiré 72 heures par les gendarmes sur le lieu de l'infraction, durant ce temps, la préfecture du département prononce un arrêté de suspension qui peut aller de 1 à 6 mois.

 
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