Les bons gestes à adopter pour combattre le moustique Tigre

© Maxppp/ Aurelien Morissard
© Maxppp/ Aurelien Morissard

L'agence régionale de Santé de Paca relance sa communication de sensibilisation auprès des habitants de la région pour éviter la prolifération des moustiques Tigre, responsables de maladies souvent très invalidantes. 

Par Annie Vergnenegre

Son véritable nom est Aedes albopictus mais il est plus connu du grand public comme le moustique Tigre. Cet insecte originaire d'Asie, qui peut transmettre le chikungunya, la dengue et le zika, est implanté depuis 2004 dans notre région. L'ARS Paca recommande aux habitants d'être attentifs aux symptômes mal connus de ces maladies.

Fièvre, boutons et douleurs


"Ces maladies peuvent être très invalidantes, souligne Muriel Andrieu-Semel, responsable Anté-Environnement de l'ARS Paca, et des invalidités qui durent tout au long de la vie.

Elles se signalent souvent par des fortes fièvres, des éruptions cutanées, ou des douleurs articulaires, parfois les trois en même temps. Si vous ressentez ce type de symptômes pendant la période de présence du moustique, vous devez aller voir votre médecin généraliste qui connaît les bons gestes à tenir.

Une présence limitée dans les Hautes-Alpes


On peut le croiser partout, mais rarement à plus de 1000 mètres d'altitude. Cela explique que son implantation reste limitée dans les Hautes-Alpes. Ses habitudes sont bien connues : il se déplace peu, reste la plupart du temps dans un rayon de 150 mètres. Il naît et vit près de nos habitats, en zone urbaine principalement. Il nous pique toute la journée, avec un pic à la levée du jour et au crépuscule.

Jusqu'à 250 oeufs par femelle


Une femelle pond jusqu'à 250 œufs. Et pour pondre, elle n'a besoin que de très petits volumes d’eaux, quelques centilitres suffisent. Que l'eau soit stagnante, ou propre importe peu. Tout ce qui traîne dans nos jardins ou sur nos balcons feront son "nid" : canettes oubliées, vases, soucoupes, gouttières mal vidées, pneus usagés mais aussi creux d’arbres ou plantes tropicales susceptibles de retenir l’eau. Les larves peuvent même se développer dans un bouchon de bouteille rempli d’eau !

Les bons gestes à adopter


► Eliminer les petites réserves d'eau dans lesquelles l’eau peut stagner : les coupelles des plantes, les jouets des enfants... Dans les coupelles, remplacer l’eau par du sable humide.
► Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, bâche de piscine).
► Eliminer les gîtes naturels, creux d'arbres, bambous cassés dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
► Ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau : seaux, arrosoirs...
► Changer l’eau des plantes et des fleurs : une fois par semaine ou plus si possible.

Tous vigilants 


L'ARS invite ceux qui se  luttent contre la prolifération du moustique Tigre à le faire savoir en collant un auto-collant sur leur boîte aux lettres. Leurs voisins sauront ainsi qu'ils adoptent les bons gestes, et seront encouragés à faire de même. 
Il faut enfin savoir que si les moustiques sont en activité du printemps à l’automne, les œufs pondus peuvent résister plusieurs mois au froid et à l’assèchement pour éclore lorsque les conditions climatiques sont à nouveau favorables.

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