Bouches-du-Rhône : une entreprise invente un collecteur pour décontaminer masques et gants usagés

Illustration. Il n'y a pas longtemps à chercher pour trouver des masques jetés sur la voie publique, comme ici à Marseille. / © Katia Chaumulon / FTV
Illustration. Il n'y a pas longtemps à chercher pour trouver des masques jetés sur la voie publique, comme ici à Marseille. / © Katia Chaumulon / FTV

Que faire des gants et masques que l'on trouve de plus en plus souvent jetés par terre ? Dans les Bouches-du-Rhône, une entreprise a inventé une borne pour les récupérer et surtout les désinfecter. Une solution à la fois environnementale et sanitaire pour cette PME spécialisée dans le recyclage.

Par PG

Ils font désormais partie de notre quotidien. Les masques et gants de protection contre le Covid-19, sont utilisés, et jetés par milliers. Mais pas toujours dans le plus strict respect des conditions sanitaires.

Alors, lorsque le ministère des Armées a lancé au début de la crise sanitaire, un appel à projet pour lutter contre l'épidémie, une petite PME provençale, spécialisée dans le recyclage et le traitement de déchets, s'est creusée la tête.

C'est en famille à Rognes, qu'a été imaginé un petit collecteur de rue, capable de désinfecter masques et gants jetables. Pour cela, rien de très compliqué, une déclinaison d'un procédé de désinfection déjà utilisé dans le secteur médical. 

"L'armoire est équipée d'une lampe à rayons ultra-violets. Lorsqu'un masque est jeté, cela déclenche un cycle de désinfection de 15 minutes", explique Eric Di Mercurio, son inventeur. "Cela détruit 98% des virus et bactéries", ajoute-t-il.
L’armoire peut désinfecter jusqu’à 300 masques et gants. / © A4 recyclage
L’armoire peut désinfecter jusqu’à 300 masques et gants. / © A4 recyclage

Des déchets "collectés, traités, et incinérés"

"C'est notre manière d'apporter une solution sanitaire et environnementale", explique Eric Di Mercurio, lassé "de voir les gens jeter leurs masques un peu partout, n'importe comment".

Car un masque jeté par terre, génère non seulement une pollution mais aussi un risque de contagion. Pour Eric Di Mercurio, ces déchets doivent être "collectés, traités et incinérés".
Avec son prototype de collecteur, baptisé Améthyste 300, le chef d'entreprise espère toucher les entreprises du tertiaire, en passant par les transports, les services aux entreprises et tous les établissement accueillant du public.

"Les gens vont revenir petit à petit au travail. Ils vont porter des masques, et si on leur réserve un environnement sain et protecteur, ce sera moins anxiogène", assure l'entrepreneur.

De la même manière, "les entreprises de nettoyage ne risqueront plus d'exposer leur personnel qui collecte les déchets à un risque sanitaire".

Cette borne pourrait être commercialisée d'ici peu. Plusieurs entreprises, collectivités ou aéroports auraient déjà manifesté leur intérêt.

Une armoire coûterait environ 490 euros, ou 40 euros par mois à la location. Chacune d'entre elle, peut traiter jusqu'à 300 masques et gants.
 

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