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Arles : un père porte plainte après avoir vu une exposition pro-corrida avec son fils mineur à Nîmes

© André Viard Facebook
© André Viard Facebook

Un père de famille porte plainte contre les organisateurs d'une exposition pro-corrida visitée avec son fils mineur à Nîmes. Il dénonce le fait de ne pas avoir été averti qu'elle comportait des images violentes. La plainte vise notamment l'Observatoire
national des cultures taurines d'Arles.

 

Par avec AFP

Un quinquagénaire a porté plainte la semaine dernière après avoir visité l'exposition "Tauromachies universelles" à Nîmes, avec son fils de 12 ans. Il se base sur l'article 227-24 du Code pénal réprimant "la diffusion d'un message à caractère violent, susceptible d'être vu ou perçu par un mineur", a précisé son avocate Caroline Lanty.
 

Enfant choquant


La plainte vise les organisateurs de cette exposition itinérante célébrant la corrida proposée gratuitement en avril à Arles et en mai dernier à Nîmes, l'Union des villes taurines de France (UVTF) basée à Nîmes et l'Observatoire national des cultures taurines (ONCT) basé à Arles.

On se promenait, on est entrés par hasard, c'était gratuit: je m'attendais à une exposition culturelle, historique, mais mon fils s'est retrouvé sans aucun avertissement face à des scènes violentes, des photos sanglantes, notamment un torero encorné ou un taureau ensanglanté, ce n'est pas normal,

a raconté ce père. "Je n'avais pas d'opinion préconçue sur la corrida", précise-t-il, dénonçant dans cette exposition "un but de prosélytisme". Il affirme que son enfant est "marqué et choqué" par cette expérience.
 

Avertissement préalable


 "Les illustrations et visuels proposés gratuitement et sans mise en garde préalable ou concomitante au public, peuvent sévèrement heurter la sensibilité des mineurs",
relève la plainte, qui souligne qu'à Béziers et Bordeaux la même exposition avait fait l'objet d'un avertissement préalable.  

Je regrette si l'enfant de ce monsieur a été choqué, il y avait un avertissement sur une feuille de papier pour éviter la polémique, je l'avais accroché moi-même à l'entrée

répond André Viard, ancien matador et président de l'ONCT, reconnaissant que le papier avait pu "tomber".
 

Photos sanglantes remplacées par des tableaux


André Viard souligne que les photographies qui pouvaient choquer ont été depuis remplacées par des reproductions de tableaux de maîtres "montrant la même chose".  "Va-t-il falloir interdire le Louvre au prétexte que certains tableaux montrent des viols ou des parricides ?", s'est-il interrogé.  

Le plaignant gardois a alerté l'Alliance anticorrida, une association qui bataille depuis plusieurs années contre cette exposition qu'elle juge "sanglante" et qui "se voulait un temps fort de la promotion de la corrida, à grand renfort de publicité municipale". "C'est une exposition scientifiquement validée qui est considérée comme une menace mortelle pour les anticorridas car elle montre que la tauromachie est un patrimoine culturel très ancien dans tout le bassin méditerranéen", rétorque le président de l'observatoire arlésien.

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