Bouches-du-Rhône : enquête ouverte suite à une fausse alerte au forcené, qui mobilise le GIGN à Graveson

Le GIGN et la gendarmerie se sont rendus en urgence à Graveson mardi suite à un appel inquiétant. Un individu prétendait qu'un forcené était retranché avec un fusil à pompe après avoir blessé sa compagne. Il s'agissait d'un canular, une enquête a été ouverte par le parquet de Tarascon. 

L'individu a passé un faux appel aux gendarmes, faisant croire que sa mère avait été poignardée par son beau-père
L'individu a passé un faux appel aux gendarmes, faisant croire que sa mère avait été poignardée par son beau-père © Google Maps

Mardi en milieu d'après-midi, un individu a alerté les pompiers à propos d'un drame qui aurait eu lieu dans le lotissement Li Capucino de Graveson (Bouches-du-Rhône). Selon lui, un forcené lourdement armé s'était retranché dans un appartement après avoir grièvement blessé sa compagne. Une alerte qui s'est avérée fausse, une fois les membres du GIGN déployés sur place. 

L'individu s'est fait passer pour le fils de cette femme, prétendant que sa mère avait été violemment agressée au couteau. Dans son appel aux pompiers, il avance ensuite que l'homme serait retranché à leur domicile, armé d'un fusil à pompe.

La gendarmerie a immédiatement bouclé le secteur et mobilisé un centaine d'hommes, faisant appel en urgence à des membres du peloton spécialisé de la Gendarmerie de Cadarache et au GIGN, qui est arrivé sur place vers 17h30.

A ce moment-là, une jeune fille est sortie de l'appartement, et a assuré aux forces de l'ordre qu'elle s'y trouvait seule. Lors de son assaut, le GIGN n'y a trouvé ni victime, ni forcené, rapporte la gendarmerie de Graveson.  

Le procureur de Tarascon, Laurent Gumbau, dénonce un "mauvais canular", et annonce l'ouverture d'une enquête pour retrouver les auteurs de cet appel. Ce délit est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende.  

Selon la gendarmerie, ils s'agit d'un cas de "swatting", un canular qui consiste à appeler les services de police en leur donnant un faux scénario catastrophique, afin de les obliger à intervenir au domicile d'un particulier.  

Ces dernières semaines, la presse s'est fait écho de plusieurs cas de forcenés, lourdement armés et retranchés après avoir commis des violences. Mercredi 2 juin, le GIGN a abattu un homme retranché depuis 24 heures à son domicile situé à Saint-Etienne-le-Laus, dans les Hautes-Alpes.

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