Bouches-du-Rhône : un jeune légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne mort au Mali

Un légionnaire français a été "tué au combat" lundi lors d'une opération de lutte contre les groupes armés jihadistes au Mali, a indiqué l'Elysée. C'est le deuxième mort en quatre jours au Sahel d'un militaire issu du régiment de Légion étrangère de Carpiagne.

Illustration. Le soldat tué au Mali le 4 avril 2020, appartenait au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne (Bouches-du-Rhône).
Illustration. Le soldat tué au Mali le 4 avril 2020, appartenait au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne (Bouches-du-Rhône). © BORIS HORVAT / AFP
Kévin Clément, âgé de 21 ans, était au Mali depuis février. Ce jeune soldat appartenait au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne, dans les Bouches-du-Rhône.

Il était engagé "dans une action de harcèlement zonal" et "de ratissage contre les groupes armés terroristes", selon un communiqué de l'état-major des armées.

"Prise à partie à courte distance, l'unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux djihadistes. Au cours de cette action de feu, le 1ère classe Kévin Clément, embarqué à bord d'un véhicule blindé léger, a été grièvement blessé par un tir ennemi", a-t-il précisé.

Touché à la tête, "il a été évacué par hélicoptère vers l'antenne chirurgicale de Gao (nord), où son décès a été constaté".

Sa mort porte à 43 le nombre de militaires français tués au Sahel depuis le début de l'intervention française en 2013, selon un comptage effectué à partir de chiffres publiés par l'état-major.
             
Vendredi, le brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, avait lui-même succombé à des blessures infligées le 23 avril au Mali par l'explosion d'un engin explosif improvisé.

La Légion étrangère ne pleure pas ses morts, elle les honore. Hommage à notre camarade, le Brigadier MARTYNYOUK, mort pour la France le 1er mai 2020.

Publiée par 1er Régiment étranger de cavalerie sur Samedi 2 mai 2020

"Lourd tribut" des forces françaises au Mali

Ces dernières semaines, l'armée française a multiplié les offensives au Sahel, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso, revendiquant la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l'année.

Les effectifs de Barkhane sont récemment passés de 4.500 à 5.100 militaires. Paris espère que ce renfort permettra d'inverser le rapport de forces sur le terrain, où les groupes jihadistes ont multiplié les attaques ces derniers mois.

Le président Emmanuel Macron "s'incline avec un profond respect devant le sacrifice du soldat", a indiqué le communiqué du palais présidentiel de l'Elysée.

"Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n'entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens", a indiqué pour sa part la ministre des Armées Florence Parly. En novembre, la France a perdu 13 soldats dans un accident entre deux hélicoptères en opération au Mali. Parmi eux, quatre militaires appartenaient au 4e régiment de chasseurs de Gap (Hautes-Alpes).

Paris s'était par la suite ouvertement agacé d'un soutien jugé trop timide à la force Barkhane de la part notamment des autorités sahéliennes, dont celles de Bamako.
 
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