Carte. Bouches-du-Rhône : le port du masque s'étend à Marseille et dans 13 villes

Le préfet des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté pour étendre l'obligation du port du masque à Marseille et d'autres villes du département. Les espaces d'accès aux transports en commun sont notamment concernés. Ces dispositions sont prises pour éviter le développement de l'épidémie de Covid-19.
Le port du masque se généralise en ville.
Le port du masque se généralise en ville. © Serge Mercier/MAXPPP
Le masque est désormais obligatoire dans sept arrondissements de Marseille : le 1er, 2nd, 3e, 4e, 5e, 6e et 7e.

"Il doit être porté à tout endroit, à la fois dans la rue et tous les établissements publics et privés", indique le préfet Pierre Dartout.

Le préfet de Provence-Alpes-Côte d'Azur et des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté samedi 15 août pour étendre l'obligation du port du masque dans la cité phocéenne et dans 13 villes. Deux types de communes sont concernés : les plus importantes du département et les plus touristiques.

Obligatoire aux Goudes et sur la Corniche

Dans son article 10, l'arrêté préfectoral indique les zones de Marseille où le masque est imposé.

Outre les sept arrondissements, le port du masque de protection est obligatoire dans le 16e arrondissement, sur la route de la plage de l'Estaque.

Le quartier des Goudes est également concerné par la mesure. Dans le 8e arrondissement, l'extension s'applique à la promenade Kennedy, la promenade Georges Pompidou, l'avenue Pierre Mendès-France et l'avenue de la Pointe-Rouge.

Les Baux-de-Provence, Istres ou encore les Saintes-Maries de la Mer

Compte-tenu de l'épidémie de Covid-19, l'extension de l'obligation s'applique dès dimanche 16 août 8h aux villes d'Aix-en-Provence, Arles, Martigues, Aubagne, Istres et Salon-de-Provence.

"Cela concerne les secteurs où il y a le plus de monde, notamment l'hyper-centre de ces grandes villes", explique le préfet.

L'arrêté, applicable jusqu'au 30 août minuit, vise également sept communes très touristiques du département : Cassis, La Ciotat, Carry-Le-Rouet, Sausset-les-Pins, Sainte-Marie-de-la-Mer, Saint-Rémy-de-Provence et les Baux-de-Provence.

En cas de non-respect de l'obligation, l'amende prévue est de 135 euros.

Zones extérieures des centres commerciaux

Mais l'arrêté va plus loin dans son article 16. Le port du masque de protection est obligatoire dans les espaces extérieurs au sein des zones commerciales.

"L'affluence y est très importante. Nous devions y étendre la mesure", explique le préfet.

14 centres commerciaux sont touchés par l'obligation dans le département dont trois à Marseille : Bonneveine, La Valentine et Grand Littoral.

La zone commerciale de Plan-de-Campagne et le Village des Marques, deux des plus fréquentés des Bouches-du-Rhône, sont naturellement impactés.

Espaces d'accès au transport en commun

Désormais à Marseille et dans les grandes communes de la Métropôle Aix-Marseille, le port du masque est obligatoire dans les espaces d'accès au transport.

"Cela concerne les arrêts de tram, de bus, mais aussi les accès au métro. Nous élargissons, car il y a de fortes concentrations à ces endroits", souligne le préfet.

Le préfet s'est également exprimé sur la fréquence des transports en commun à Marseille. Ce point fait débat entre la mairie et la Métropôle Aix-Marseille.

"Je suis préférable à une augmentation de la fréquence des transports en commun", déclare le préfet.

Multiplication des cas en Paca

Ces obligations interviennent à un moment où le nombre de cas positifs dans la région augmente fortement, 1.711 en une semaine selon le dernier bilan de l'ARS Paca.

Le nombre de personnes hospitalisées augmente, avec 21 personnes supplémentaires alors que celui en réanimation diminue. Du 4 au 11 août, douze morts du Covid-19 ont été recensés dans la région, portant à 970 le total depuis le début de l'épidémie en Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

Passage en "zone active"

Avec une "circulation active du virus", les Bouches-du-Rhône, à l'instar de Paris, viennent de passer en vigilance renforcée vendredi 14 août.

Le département était jusqu'à présent le deuxième de France où la covid-19 circulait le plus après la capitale. Un décret a été publié jeudi soir au Journal Officiel. 

Le classement du département en zone de "circulation active du virus" permet au préfet d'ordonner la fermeture provisoire d'établissements recevant du public. 
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