L'épidémie de bronchiolite arrive en PACA : comment protéger son bébé ?

La bronchiolite touche 30% des enfants de moins de deux ans chaque année en France / © Luc Nobout
La bronchiolite touche 30% des enfants de moins de deux ans chaque année en France / © Luc Nobout

La bronchiolite est une maladie virale très contagieuse. Elle devrait toucher notre région d'ici 3 semaines. Cette pathologie touche principalement les enfants de moins de deux ans. Comment réagir face à cette maladie, quels sont les bons gestes pour soulager son enfant ?

Par Ludovic Moreau

En ce début novembre, avec l'arrivée du froid, l'hiver apporte son lot d'épidémies. Grippe, gastro-entérite... Chez les nourrissons de moins de deux ans, la bronchiolite fait aussi son apparition. La bronchiolite est une infection virale, extrèmement contagieuse, elle est due, dans la majorité des cas au Virus Respiratoire Syncitial (VRS). Elle touche les bronchioles, les plus petites bronches pulmonaires, entraînant un épaississement des parois et la production de mucus qui les obstrue. Entre octobre et mars, avec un pic épidémique en décembre, la bronchiolite touche près de 30% des enfants de moins de deux ans chaque année en France. En ce début novembre, selon les chiffres de l'agence sanitaire Santé Publique France, l'épidémie est déclarée seulement en Ile-de-France mais devrait arriver en Provence-Alpes-Côte-d'Azur d'ici trois semaines.

La bronchiolite est une maladie très contagieuse

Dans la plupart des cas, la bronchiolite est due au Virus Respiratoire Syncitial (VRS), mais d'autres virus comme celui de la grippe peut parfois être à 'origine de la maladie. Ce virus est présent dans la salive et ce transmet par la toux. Il peut survivre quelque temps à l'air libre et ce transmettre par les mains ou les objets tels que jouets, tétines ou encore le linge.

Les symptômes de la bronchiolite

Au début de l'infection, la bronchiolite ressemble à un rhume ou une rhino-pharingyte: le nez bouché ou qui coule accompagné d'une toux sèche. Ensuite des signes pulmonaires apparaissent, la toux devient plus importante, la respiration devient plus bruyante, sifflante et encombrée. Le sommeil est perturbé, soit l'enfant dort tout le temps, soit au contraire, il a beaucoup de mal à s'endormir. L'alimentation aussi est plus compliquée. Ces signes sont en général accompagnés de fièvre. A ce stade, une visite chez le médecin s'impose pour permettre un diagnostic et un traitement. Dans la majorité des cas, les symptômes disparaissent en moins de dix jours.

Quand faut-il aller aux urgences ?

En principe, l'hospitalisation est rarement nécessaire. Toutefois, il est impératif de se rendre aux urgences si le bébé fait partie des groupes à risque. Les nourrissons de moins de trois mois, les anciens prématurés, les enfants ayant déjà une maladie respiratoire ou cardiaque ou encore les immunodéprimés (faiblesse des défenses immunitaires). Si votre enfant boit peu ses biberons pendant trois repas consécutifs, s'il vomit systématiquement ou s'il fait des apnées du sommeil, il est recommandé de l'accompagner aux urgences. Enfin, si vous constatez que les lèvres ou le pourtour de la bouche devient bleu, une hospitalisation s'impose.

La kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire permet de désencombrer les bronches. Par une technique souvent spectaculaire et angoissante pour les parents, le kinésithérapeute exerce une pression sur la cage thoracique pour faciliter l'expulsion des sécrétions. Cette méthode prescrite depuis longtemps en France est aujourd'hui de plus en plus contestée. En 2012, des études internationales considéraient que la kinésithérapie n'apportait aucun bénéfice sur l'amélioration des symptômes. Cette technique pouvait même être contre-indiquée. Mais parfois elle peut être nécessaire si l'encombtrement est important. Un avis médical est nécessaire avant d'envisager une kinésithérapie respiratoire.

Les sirops contre la toux ?

Là encore, un avis médical est indispensable car en principe, les sirops sont contre-indiqués. Les antitussifs par exemple, ils sont non seulement inutiles même peuvent être dangereux. Le bébé a besoin de tousser pour expulser les mucosités qui l'encombrent. Les mucofluidifiants, en fluidifiant les mucosités, ils risquent d'encombrer encore davantage les bronches, certains  rétrecissent les bronches, ce qui accentue les difficultés respiratoires.

Les règles à suivre pour limiter les risques de bronchiolite

Les règles les plus fondamentales sont d'abord de se laver les mains systématiquement avant d'approcher le bébé et d'éviter tout contact avec une personne présentant des signes de rhume ou d'état grippal. C'est du bon sens mais il faut parfois le rappeler. La poussière, une chaleur excessive, la fumée de tabac sont des facteurs irritants pour les voies respiratoires. Il est important de nettoyer soigneusement les pièces de la maison, d'aérer fréquement pour renouveler l'air. La température de la chambre de bébé ne doit pas dépasser 19°C.
Si le nez est bouché, il faut le nettoyer au sérum physiologique ou avec un autre produit prescrit par le médecin ou le pharmacien. 

Pour encore d'autres informations, vous pouvez télécharger ce guide de la bronchiolite, réalisé par l'agence Santé Publique France

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