Le mistral chasse la canicule, le risque incendie s'invite dans le Var et les Bouches-du-Rhône

Le 13 août, 40,9 degrés sont enregistrés à Varages (Var) et 40,4 degrés à Peyrolles (Bouches-du-Rhône). Trois jours plus tard, le mistral est annoncé avec des pointes à 100 km/heure. La nature nous bouscule, des massifs sont fermés, les risques d'incendie se succèdent.

La canicule s'était bien installée sur notre territoire quand la bise fut venue. La bulle chaude venue du Sahara fut bousculée par une perturbation venue du nord et quelques averses, appuyées par une dépression de l'Atlantique... Elle fut chassée.

Ce matin déjà, le mistral souffle avec des rafales de 40 à 60 km/heure. Il va forcir toute la journée pour atteindre les 90 à 100 km/heure en première partie de nuit. Toute la région Paca est concernée, exceptée la côte d'Azur.

Selon le service prévision conseil de Météo France, le vent sera particulièrement puissant entre l'Etang de Berre et les Calanques. Dans le Var, il sera fort entre la Sainte-Baume et Porquerolles. Après avoir bien secoué la nature, il faiblira progressivement, se transformera en brise, avant d'aller se coucher dans la nuit de mercredi.

"C'est un changement total de masse d'air"

Le 21 août, il pleut sur les Bouches-du-Rhône, la température moyenne est de 22 degrés. Le 13 août, des températures de plus de 40 degrès sont enregistrées à Varages et Peyroles. 

"C'est un changement total de masse d'air", selon un prévisionniste de Météo France "on passe d'un extrême à l'autre". Ces flux sont bien connus, ils sont qualifiés de "classiques".

Le risque incendie est toujours élevé

Tout l'été, les pompiers des Bouches-du-Rhône veillent. Répartis en 26 groupes, ils sont stationnés aux endroits stratégiques, à proximité des massifs et des axes routiers. 500 sapeurs-pompiers sont ainsi mobilisés, ils s'ajoutent aux 500 hommes déjà planifiés dans la garde courante.

A cause des risques d'incendie, les massifs des Bouches-du-Rhône et du Var sont en partie ou totalement fermés. 

Ces cartes sont revues quotidiennement, celle du Var est "très rouge" cet été.

Quand le mistral souffle à Marseille, on dit "il ne fait pas beau". Ballotés entre canicule, rafales, inondations et tempêtes, les habitants s'adaptent aux turbulences du climat méditerranéen. Sans oublier qu'à quelques centaines de kilomètres de là, la pluie et le froid peuvent durer des semaines, en plein été.  

 

 

 

        

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