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Mardi noir : premier jour de grève devant la prison de Luynes

Centre Pénitentiaire de Luynes / © GERARD JULIEN / AFP
Centre Pénitentiaire de Luynes / © GERARD JULIEN / AFP

"Rien n’a changé depuis janvier 2018, les personnels risquent leur vie chaque jour." L'intersyndicale appelle le personnel pénitentiaire de PACA-Corse à une grève le mardi 12 février 2019. Un premier mardi de grève qui pourrait se renouveler.

Par Nathalie Deumier

Un mardi noir est annoncé le 12 février dès 6h15. Le personnel pénitentiaire de PACA est appelé à se rassembler devant le centre d’Aix-Luynes. Les Corses organisent un mouvement sur l'île. 

Une grève chaque mardi

Ce mouvement concerne le pays tout entier. Ce mardi est le premier. Les établissements doivent ensuite se relayer pour faire grève tous les mardis". 

"On ne peut attendre un drame"

Jessy Zagari, le délégué régional de Force Ouvrière Pénitentiaire expose les motivations des surveillants : "On ne peut attendre qu’un drame survienne. Rien n’a changé depuis janvier 2018, les personnels risquent leur vie chaque jour. Pour plus de sécurité il nous faut combler les postes vacants et pour cela recruter massivement."
 
Mouvement devant la prison de Luynes, le 1er mars 2012 / © GERARD JULIEN / AFP
Mouvement devant la prison de Luynes, le 1er mars 2012 / © GERARD JULIEN / AFP

La question des armes sur la voie publique

Les surveillants pourraient être armés quand ils se trouvent sur la voie publique. Ils sont globalement favorables à cette mesure mais voudraient entrer dans une catégorie équivalente à celle des policiers.
Et les changements se font vite, trop vite. Des prisons sont construites, des missions mises en place. Sans formation, sans respect de la sécurité. Le nombre de surveillants est en baisse, le métier est peu attractif. Il implique des risques psycho-sociaux importants, et des risques évidents pour sa sécurité.  

Des agressions récentes et très graves

Le 25 janvier dernier, un surveillant d'Angers est gravement agressé à la gorge à l'aide d'une lame de rasoir. Selon Jessy Zagary, le surveillant a été sauvé en étant perfusé dans une coursive. Le 28 janvier, un détenu s'évade à Tarascon. Ses complices tabassent la surveillante. 
 
Nicole Belloubet, à la prison de Luynes, le 10.10.2018 / © GERARD JULIEN / AFP
Nicole Belloubet, à la prison de Luynes, le 10.10.2018 / © GERARD JULIEN / AFP

 Les principales revendications de l'intersyndicale

- Un passage aux catégories supérieures : catégorie B pour le corps d’encadrement et d’application, catégorie A pour le corps de commandement
- L'augmentation de l'ISS à 30% au 1er janvier 2021 
- L’augmentation de l’ICP à hauteur de 300 € bruts mensuels, incluse dans le calcul de la retraite.
- Un rendez-vous avec leur ministre, Nicole Belloubet

Une ministre qui met le feu aux poudres

En décembre 2018, l'intersyndicale rencontre la ministre de la justice, Nicole Belloubet, qui aurait accepté leurs demandes. Mais mi-janvier, lors d'une deuxième rencontre, elle les refuse toutes, en bloc. Les surveillants espèrent un troisième rendez-vous.    

L'intersyndicale réunit : 
- UISP Paca-Corse
- CGT Pénitentiaire
- SLJ CFTC
- CFDT
- HORIZON justice
- Snepap FSU
 

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