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Pour aller sur la lune, une navette spatiale passe d'abord par Marseille.

L'astronaute Jean-François Clervoy s'était déjà entraîné sous l'eau, au large du Frioul / © François Bombard/ France 3 Provence-Alpes
L'astronaute Jean-François Clervoy s'était déjà entraîné sous l'eau, au large du Frioul / © François Bombard/ France 3 Provence-Alpes

La cité phocéenne est une étape incontournable pour la fabrication de la navette spatiale Gataway. Avant son expedition sur la lune en 2023, une partie de l'engin doit passer des tests à Marseille, dans un bassin aquatique de la Comex.

Par Paul Géli et AFP

Avant son voyage vers la lune prévu en 2023, la station orbitale internationale Gataway doit d’abord s’adonner à des tests techniques dans un bassin marseillais.

Pourquoi faire ces tests à Marseille ?

Si Marseille est une étape incontournable dans la conception d'un engin spatial, c'est parce qu'on y trouve une société de pointe dans les travaux sous-marins: la Comex. Les bassins de la Compagnie Maritimes d'Expertise sont assez grands pour permettre aux spationautes d'effectuer le test de leurs engins sous l'eau.

A 4 mètres de profondeur, l’ancien spationaute de l’Agence spatiale européenne Jean-François Clervoy explore une cage en acier. A la surface, une vingtaine de techniciens et ingénieurs sont aux aguets. Certains ont l'oeil rivé sur leurs ordinateurs, où s'affichent les images retransmises en direct par les multiples caméras. D'autres ont descendu les quelques marches qui mènent à un hublot permettant de voir sous la surface, comme dans un aquarium.

Toute la station Gataway n'est pas testée ici. Seul le module appellé "Esprit" doit être examiné. C'est une pièce essentielle de Gateway. C'est dans cette sphère de 4 m de diamètre que seront stockés les carburants. C'est aussi là que passeront toutes les communications entre la Lune, la station et la Terre. Véritable sas scientifique, c'est là que seront installés de nombreux capteurs.

Pourquoi les astronautes vont-ils sous l'eau ?

"En piscine, nous pouvons presque répliquer l'absence de pesanteur que nous avons dans l'espace, d'où l'intérêt de ces tests", explique Peter Weiss, chef du département Espace de la Comex. Ces expériences ne sont pas réalisés sur l'engin final, mais sur une maquette réaliste de l'appareil.

L'objectif du jour: "Faire des tests d'accessibilité et d'ergonomie de ce module, et tester la position des caméras qui permettront de suivre en direct depuis la Terre les manoeuvres qui se dérouleront dans cet espace", explique Philippe Schoonejans, chef de la robotique et des futurs projets à l'Agence spatiale européenne.

Gateway, station spatialle en construction, sera bientôt un "camp de base" pour des expéditions vers la Lune et pourquoi pas sur Mars. 

Tests réussis

Après de longues examinations, le verdict est positif: "Rien de critique", explique le scientifique, souriant, en sortant de l'eau.
Si le feu vert est définitivement donné à cette maquette, elle partira pour Cologne, dans la piscine d'entraînement de l'ESA. Les futurs passagers de Gateway devront attendre 2026 pour embarquer, selon le calendrier de la Nasa. Plus d'un demi-siècle après la dernière expédition sur la lune, en 1972.

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