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Bouches-du-Rhône : les salariés des maisons départementales de la solidarité ne peuvent plus assurer leurs missions

Une centaine de travailleurs sociaux manifestent sous les fenêtres du Conseil Départementale des Bouches-du-Rhône pour réclamer les moyens de remplir leurs missions / © Jean-François Giorgetti
Une centaine de travailleurs sociaux manifestent sous les fenêtres du Conseil Départementale des Bouches-du-Rhône pour réclamer les moyens de remplir leurs missions / © Jean-François Giorgetti

Depuis des mois, les travailleurs sociaux des Maisons Départementales de la Solidarité (MDS) tirent la sonnette d'alarme. Aujourd'hui ils sont en grève pour réclamer plus de moyens pour accomplir leurs missions

Par Ludovic Moreau

Depuis ce matin, les travailleurs sociaux des 26 Maisons Départementales de la Solidarité (MDS) des Bouches-du-Rhône sont en grève, à l'appel de la CGT et de FSU. Ils sont une centaine de 17 MDS à manifester sous les fenêtres du Conseil Départementale.
Depuis des mois, ils tirent la sonnette d'alarme sur la dégradation générale des conditions de travail, que ce soit pour les personnels en prévention sociale ou que ce soit pour les personnels en protection de l'enfance.


Missions impossibles

La précarité augmente de façon très significative dans le département des Bouches-du-Rhône. Les personnels des MDS accueillent chaque année plus de 20.000 personnes supplémentaires en attente d'ouverture ou de réouverture de droits. Ils doivent faire face à la prise en charge des nouvelles populations migrantes en grande détresse, ainsi qu'à l'augmentation du nombre de familles pour lesquelles les besoins de première nécessité ne sont plus couverts.


Les enfants en danger

Sur ordre des juges, les personnels chargés de la protection de l'enfance doivent faire face à une augmentation très importante du nombre d'enfants à placer. Ils manquent toujours de places d'accueil d'urgence et de places d'accueil pérennes et adaptées aux situations de plus en plus complexes. Sans compter l'augmentation "exponentielle" de visites médiatisées à mettre en place.


Un plan d'urgence

Aujourd'hui les travailleurs sociaux sont à bout de souffle, ils réclament plus de moyens, plus de personnels et d'outils adaptés. Ils demandent au Conseil Départemental, la mise en place d'un plan d'urgence sociale départemental, pour répondre à la détresse des populations, aux besoins de protection des enfants en danger et à l'épuisement des personnels.
 

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