Coronavirus : une formation accélérée en réanimation pour faire face au Covid 19 à l'hôpital Saint-Joseph de Marseille

Le pic de l'épidémie n'a pas encore été atteint à Marseille. Pour faire face à l'urgence, tous les soignants sont formés à la réanimation pour pouvoir prendre en charge les patients atteints de Covid-19. 
Depuis le début de la lutte contre le coronavirus Covid 19, les soignants sont en première ligne dans les hôpitaux.

Pourtant, selon les experts, le pic de l'épidémie n'a pas encore été atteint et une bataille difficile s'annonce dans les prochains jours. 

A l'hôpital Saint-Joseph à Marseille, les soignants se préparent à aller au front, en réanimation, au chevet de patients.

Le temps manque. Ces personnels doivent rapidement intégrer les bons réflexes. Pour sauver des vies et protéger la leur. Les formations se font en accéléré. 
Au cours de cette formation express sur un mannequin, les infirmières apprennent par exemple à intuber un patient.

"Monsieur vous êtes en détresse respiratoire, nous allons pratiquer une intubation et une anesthésie générale pour vous aider à respirer". Autour de la table, ils sont une dizaine de soignants, à suivre la démonstration de Frédéric Potié, anesthésiste réanimateur.  

Une armée en ordre de marche

"Ce geste doit se faire dans des conditions de rapidité et d'efficacité et aussi de protection parce que c'est à haut risque de contamination pour les soignants, puisqu’on est à ce moment-là en contact direct avec les gouttelettes expirées par le patient", détaille Frédéric Potié.
Ancien médecin militaire dans la marine en Afrique et en Afghanistan, le professeur Emmanuel Cantais est à la tête de cette armée de soignants.

Pour le chef de la réanimation à l'hôpital Saint-Joseph, "ça ressemble tout-à-fait à ce qu'on peut vivre sur les théâtres d'opérations extérieures en opérations compliquées". Pas de quoi rassurer, juste une réalité pour les infirmières du service.
A la guerre comme à la guerre. Il faut savoir improviser des solutions quand il n'y en a pas. Comme pour trouver des respirateurs pour équiper une nouvelle unité alors qu'il en manque partout en France.

Ce jour-là, deux nouveaux patients sont arrivés en réanimation, ne laissant que sept lits libres sur les 28 que comptent le service. Alors cinq nouvelles chambres ont été aménagées sur ordre de l'ancien médecin militaire. 

Veillée d'armes avant le pic

"On a raclé tous les fonds de tiroirs, on s'est fait prêter des respitateurs par différentes institutions autour de nous", explique le Pr Cantais.

Face à un ennemi qui avance invisible, les soignants de Saint-Joseph ne savent pas à quoi s'attendre, mais ils sont prêts à affronter le pire, en rang serré.
 
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