Deux étudiants devant le conseil disciplinaire d'Aix-Marseille Université pour avoir distribué des tracts propalestiniens sur le campus

Les deux étudiants ont été convoqués lundi au siège d'AMU à Marseille. L'université leur reproche d'avoir distribué sur leur campus des tracts de soutien au peuple palestinien début avril, alors que c'est interdit par le règlement intérieur.

Deux étudiants de la faculté des Arts Lettres et Sciences Humaines d'Aix-en-Provence (ALLSH), militants de la Jeunesse communistes des Bouches-du-Rhône et membres du comité de lutte AMU ont été convoqués pour être entendus devant le conseil disciplinaire d'Aix Marseille Université, lundi 13 mai après-midi. Des membres du comité de lutte de la faculté de lettres se sont rassemblés en soutien devant les grilles de la direction de l'université, au palais du Pharo, réclamant "le retrait des sanctions pour les étudiants mobilisés".

L'université leur reproche d'avoir distribué des tracts sur la situation des Palestiniens, à l'intérieur du campus alors que c'est interdit par le règlement intérieur.

"Il s’agit de veiller à l’application du règlement intérieur. Cela relève de la vie normale d’une université et doit permettre de garantir et maintenir la sérénité de toutes et tous sur les campus", a argumenté le président d'AMU Eric Berton dans Marsactu, qui précise que la sanction peut aller d'un simple avertissement à l'exclusion totale de tous les établissements public d'enseignement supérieur. Le conseil de discipline rendra sa décision dans quelques semaines.

Les étudiants mobilisés pour un cessez-le-feu à Gaza

Ces dernières semaines, les étudiants provençaux ont multiplié les actions de soutien avec la Palestine pour demander "un cessez-le-feu immédiat à Gaza" et "l'arrêt du génocide". Une mobilisation étudiante a eu lieu sous les fenêtres de Sciences Po à Aix-en-Provence, le jeudi 2 mai. A Marseille, le 6 mai, plusieurs dizaines d'étudiants ont également défilé avec des banderoles devant les bâtiments de l'université Aix-Marseille, près de la gare Saint-Charles, en soutien aux victimes du conflit entre Israël et le Hamas.