• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Le film marseillais Caïd primé “meilleur long-métrage cinéma“ au festival ”polar” de Cognac

De gauche à droite, les acteurs et réalisateurs de "Caïd", Mohamed Boudouh, Nicolas Lopez, Abderamane Diakhite, Ange Basterga et Kylian DaCosta au 22e festival du Polar de Cognac, le 22 octobre 2017. / © AFP / Yohan BONNET
De gauche à droite, les acteurs et réalisateurs de "Caïd", Mohamed Boudouh, Nicolas Lopez, Abderamane Diakhite, Ange Basterga et Kylian DaCosta au 22e festival du Polar de Cognac, le 22 octobre 2017. / © AFP / Yohan BONNET

Ovationné par le public, le film "Caïd"» a reçu le prix du meilleur long-métrage (cinéma) dimanche, au 22e festival du polar de Cognac. L'histoire jouée par des acteurs issus des quartiers Nord nous plonge dans l'univers noir des gangs rivaux des cités.

Par Annie Vergnenegre

Ange Basterga, Nicolas Lopez, Abderamane Diakhite, Ange Basterga, Mohamed Boudouh, Jaffar Moughanim et Kylian DaCost sont depuis dimanche sur un petit nuage. Leur film "Caïd" a reçu le prix du meilleur long-métrage francophone dimanche, au 22e festival du polar de Cognac. 

Sur fonds de trafic de drogue


Caïd raconte l'histoire de Tony, jeune rappeur de la scène underground et surtout dealer. Le jeune accepte qu'une équipe de journalistes le filme durant sept jours, 24h sur 24h, sans tabou, sur sa manière de gérer son réseau, au coeur d'une guerre entre quartiers rivaux.

"J'ai commencé par être un guetteur, confie Tony, c'est pas facile, tous les jours je risque ma peau"... Dans une ville régulièrement marquée par une actualité sanglante, Tony donne un visage à ces jeunes qui semblent jouer tous les jours à la roulette russe avec leur vie. 
"Caïd" nous plonge dans l'univers ultraviolent des petits dealers des cités. On y croit d'autant plus que cette histoire marseillaise est interprétée par des jeunes issus de ces quartiers, qui n'avaient jamais joué avant. 

"On n'a pas fait un film à la gloire de la voyoucratie
, avertit Ange Basterga, le co-réalisateur avec Nicolas Lopez, c'est un "film social", il y a un message aux jeunes pour leur dire que ce n'est pas le chemin à suivre".


Coup de coeur du public


A Cognac, l'enthousiasme communicative de l'équipe du film a séduit le public. "On a été très touchés, raconte Ange Basterga, à Cognac, on n'était pas sur notre cible des 15-30 ans mais sur un public plus âgé qui a vraiment adhéré au film, ils sont venus nous voir après la projection pour nous dire qu'ils avaient aimé... "

Tourné en 4 jours à Martigues, le film n'a coûté que 70.000 euros, en fonds propres. Pour être dans les clous, Ange Basterga (36 ans) et Nicolas Lopez (31 ans), réalisateurs et acteurs du film, se sont partagé tout le boulot, scénario, production, montage, régie... "Un travail de titans", se souvent Ange.

Ils cherchent à présent un producteur et un distributeur. On espère vivement que le prix décerné à Cognac leur ouvrira les portes de salles où le public pourra découvrir cette fiction percutante sur une certaine réalité de Marseille.

C'est la deuxième consécration pour Ange Basterga, dont le film  "Premier Jour",  avait été primé "meilleur court-métrage" l'an dernier.

Sur le même sujet

toute l'actu cinéma

Les évacués de la rue d'Aubagne

Les + Lus