Gardanne : repise d'Altéo par UMS, soulagement en demi-teinte pour les salariés

Sans surprise, le tribunal de commerce de Marseille a rendu sa décision en faveur du plan de continuation déposé par le groupe United Mining Supply (UMS).  Ce dernier abandonne l'extraction de bauxite, principale source de pollution, et prévoit la suppression d'une centaine d'emplois.

L'usine Altéo, à Gardanne
L'usine Altéo, à Gardanne © Cyril Sollier/MaxPPP

Le tribunal de commerce de Marseille n'aura pas eu à trancher pour décider de la suite à donner à l'usine Altéo, leader mondial dans la production d'alumines de spécialité.

Après une année de redressement judiciaire, et des dizaines de repreneurs potentiels, l’usine de Gardanne, rendue tristement célèbre par le scandale environnemental des boues rouges, n’a désormais plus qu’un repreneur potentiel.

Un seul repreneur

Alain de Krassny, propriétaire de Kem One, et Xavier Perier, l'ancien directeur des opérations de l'usine qui soutenaient ensemble la première offre sous le nom d'Alto, ont retiré leur projet durant l'audience, il y a un mois.

La justice commerciale a donc donné son avis sur le seul dossier resté en lice : celui United Mining Supply (UMS).  Il s'agit d'un groupe de logistique intégrée en Guinée et en Afrique de l'ouest.

Le projet de UMS prévoit l'abandon de l'extraction de la bauxite, et ne considère que l'aval. Il ne sera donc plus fournisseur de boues rouges, dénoncées depuis des décennies par les défenseurs de l'environnement comme une pollution majeure pour notre écosystème local.

Un quart de suppressions de postes

Au passage, 98 emplois seront supprimés sur les 400 actuels, soit presque le quart des emplois.

Du côté des syndicats, la réaction est mitigée. Dans un communiqué FO explique les "deux sentiments qui se confondent à ce jour" :

- "La tristesse de perdre une partie du Bayer, symbole de l'histoire de Gardanne et de l'Alumine française

- Le soulagement d'avoir un repreneur UMS qui permet à Altéo d'avoir un avenir pour l'emploi et l'activité sur Gardanne".

Selon les propos de Bruno Arnoux, secrétaire du Comité économique et social d'Altéo, et représentant de l'intersyndicale cité par L'Usine nouvelle,

"Ces emplois devraient être supprimés dans un délai de douze à dix-huit mois. Nous allons veiller à ce que l’impact soit le plus limité possible en travaillant sur les reclassements, les réinternalisations, les départs volontaires..."

"En solidarité avec les salariés d’Alteo et pour dénoncer la fermeture programmée de la centrale à charbon, le syndicat des dockers de Fos-sur-Mer observera une grève demain vendredi 8 janvier, de 6 h à 13 h", annonce le site Businews.fr dans ses colonnes du jour.

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