La réunion entre la direction Derichebourg et les grévistes n'a rien donné ce matin. Les éboueurs ont décidé de poursuivre le blocage dans les 2ème, 15ème et 16ème arrondissements, mais libèrent les deux centres de transfert des ordures.
Après une rencontre en préfecture entre la direction de Derichebourg et les éboueurs en grève ce matin, aucune entente n'a permis de mettre fin au conflit social au sein de cette société privée en charge du ramassage des ordures ménagères dans les 2ème, 15ème et 16ème arrondissements de Marseille.
Les éboueurs en grève ont décidé de poursuivre le blocage des dépôts de camions des trois arrondissements concernés, mais ont libéré les deux centres de transfert d'ordures de la ville.
"On a débloqué tous les sites (de transferts), on a fait un effort. Maintenant, la balle est dans le camp de Derichebourg", a indiqué Tahar Ghali, représentant du personnel et gréviste, ajoutant: "Nous ne bloquons plus que notre centre", dans le 15e arrondissement.
Une bonne nouvelle pour les 17 communes de la métropole dont les déchets ménagèrs ne pouvaient plus transiter par les centres de transfert, à destination de l'incinérateur de Fos-sur-Mer.
La métropole de son côté a organisé des rotations de bennes auprès des écoles et des hôpitaux pour assurer le ramassage des ordures qui se sont cumulées depuis plusieurs jours.
La collecte devrait rester perturbée dans ces trois arrondissements, le conflit entre la société et les éboueurs n'étant pas réglé.
La métropole Aix-Marseille-Provence (AMP), en charge de la collecte des déchets à Marseille, a assuré cet après-midi que ses services "se sont immédiatement mobilisés pour collecter les 4.500 tonnes de déchets présents dans les rues".
"Les moyens des équipes de collecte seront renforcés (tournées supplémentaires...) pour enlever les ordures résiduelles encore présentes sur la chaussée et permettre un retour à la normale ce week-end", a ajouté la métropole dans un communiqué.
La collectivité avait saisi la justice en référé pour obtenir l'intervention des forces de l'ordre et le déblocage des sites. L'examen de cette procédure était prévu mercredi matin devant le tribunal correctionnel de la ville.