Immeubles effondrés à Marseille : les élèves de l'école primaire de la rue Tivoli ont retrouvé leur classe

Au retour des vacances de Pâques, les élèves de l'école Franklin-Roosevelt ont repris les cours ce mardi matin.

Des gâteaux pour les plus petits, du café pour les mamans et papas : l'association des parents a organisé un accueil chaleureux ce mardi 2 mai pour le retour en classe, trois semaines après l'effondrement de l'immeuble du numéro 17 de la rue Tivoli qui a fait 8 morts à Marseille.

"Ça fait longtemps que je ne suis pas retournée à l'école et ça me fait plaisir qu'on puisse rentrer et qu'il n'y ait plus de barrière et de retrouver mes copins et copines", confie la jeune Suzanne au micro de nos journalistes Jean-François Giorgetti et Nicolas Chaix-Bryan.

Après le drame, l'établissement était devenu le poste de commandement des marins-pompiers de Marseille à la recherche des disparus dans les décombres des immeubles effondrés dans la nuit de samedi 8 à dimanche 9 avril 2023. Et pendant ce temps, les élèves avaient dû se répartir dans d'autres écoles. 

Le périmètre autour de l'établissement scolaire a été lévé. Les enfants vont pouvoir reprendre un peu leurs marques et leurs habitudes. "Pour les enfants, c'est bien et pour nous aussi, on va pouvoir s'occuper de tout ce dont il faut s'occuper,  reconnaît une maman, deavnt l'école  l'école, située au 5 de la rue Tivoli. 

Convivialité et solidarité avec les sinistrés

Les riverains restent bien sûr profondément marqués le drame, c'est pourquoi Arnaud Duplex, le président de l'association des parents d'élèves, a voulu ce moment de convivialité le jour de la rentrée. "Pour ceux qui voudraient parler, échanger, ça permet d'apaiser cette tension qui est unpeu latente et on est là, à travers le café, les gateaux et la parole, pour pouvoir atténuer cette tension." 

"On en est à notre 4e déménagement c'est un peu pénible, mais le système solidaire ça marche."

Claire, sinistrée

Pour les familles sinistrées, la situation reste très compliquée, comme l'explique Claire, réconfortée par l'élan de solidarité. "Nous, c'est au niveau du relogement qu'on est vraiment embêtés, on cherche des solutions mais ce sont des solutions temporaires, on en est à notre 4e déménagement c'est un peu pénible mais le système solidaire ça marche."

Petit à petit, la vie reprend son cours dans le quartier endeuillé. Le trou béant laissé par l'immeuble soufflé par l'explosion et le bâtiment mitoyen défigure toujours la rue, alors que d'impressionnantes armatures en métal ont été installées pour permettre aux immeubles de tenir debout. La semaine dernière, les autorités ont donné leur feu vert pour la réintégration de 19 immeubles dans deux rues perpendiculaires, soit 138 personnes sur les plus de 300 habitants évacués.