Immeubles effondrés à Marseille : perquisitions chez les experts

Rue d'Aubagne, le 12 novembre 2018. / © PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP
Rue d'Aubagne, le 12 novembre 2018. / © PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

Ce vendredi matin, des perquisitions sont en cours chez les experts qui ont visité les immeubles avant leur effondrement.

Par MM avec AFP

Ce vendredi matin, des perquisitions sont en cours chez les experts qui ont visité les immeubles qui se sont effondrés le 5 novembre à Marseille, faisant 8 morts, a annoncé à l'AFP le procureur de la République Xavier Tarabeux.

L'enquête judiciaire a commencé le 13 novembre, neuf jour après le drame, avec la perquisition des services de la mairie et de Marseille Habitat, son bailleur social. Le 15 novembre, c'était au tour des domiciles des propriétaires de l'immeuble n° 65 rue d'Aubagne.
 
 
    Le procureur de la République de Marseille n'a pas souhaité communiquer les noms des experts perquisitionnés. Les deux immeubles qui se sont effondrés, les n° 63 et 65, avaient fait l'objet d'expertises répétées depuis des années.
 

Le n° 63, était sous le coup d'un arrêté de péril depuis juin 2006. Il avait été acquis par Marseille Habitat, bailleur social et avait été vidé et muré. Il avait également été de nouveau expertisé fin octobre. Il était à ce moment-là, ni hors d’air ni hors d’eau et privé de toit, au moins sur une partie.

"Il semblerait que l’immeuble du 67 s’appuie sur le 65, lui-même mitoyen du 63."
 

Bruno Pluchino, expert en construction.
 

On sait également que l’expert en construction Bruno Pluchino avait, à la suite de son expertise, demandé au représentant de Marseille Habitat d’être "très vigilant sur la méthodologie des travaux, en particulier de démolition, de gros œuvre et de couverture".  Il ajoutait : "Il semblerait que l’immeuble du 67 s’appuie sur le 65, lui-même mitoyen du 63."

Le n° 65 de la rue d'Aubagne lui, a été expertisé le 18 octobre dernier par l’architecte Richard Carta. Dans son rapport, il motivait la prise d’un arrêté de péril imminent par la Ville. Jugeant le péril "grave et imminent", M. Carta recommandait un étaiement complet du rez-de-chaussée avant le retour de locataires.

L’enchaînement de décisions qui ont suivies ces expertises sont au cœur de l’enquête judiciaire. Elle vise à déterminer les causes exactes du drame et à établir d'éventuelles responsabilités.

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