Levothyrox : que disent les analyses de la nouvelle formule transmises au juge marseillais

Manifestation des malades de la thyroïde contre la nouvelle formule du Lévothyrox devant le ministère de la santé le 2 mai 2018. / © Christophe Morin MaxPPP
Manifestation des malades de la thyroïde contre la nouvelle formule du Lévothyrox devant le ministère de la santé le 2 mai 2018. / © Christophe Morin MaxPPP

De nouvelles analyses sur la nouvelle formule du Lévothyrox pourraient expliquer les effets ressentis par les malades selon France Info qui a lu les résultats. Commandée par l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), cette analyse va être transmise au juge d'instruction de Marseille.

Par Annie Vergnenegre

Une analyse commandée à un laboratoire étranger par l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) révèle des anomalies dans la composition de la nouvelle formule du Levothyrox selon une information publiée par France Info ce jeudi. Les résultats montrent un sous-dosage d'une molécule qui entraîne des "réveils de cancers endormis" et la présence d'une autre molécule, non citée dans la liste des composants,  qui pourrait expliquer les effets secondaires dont se plaignent de nombreux malades de la thyroïde.

Lévothyroxine sous dosée


D'après l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), les analyses effectuées sur plusieurs lots révèlent que la nouvelle formule contient moins de lévothyroxine que les spécifications en vigueur. Ce sous-dosage qui pourrait expliquer les dysfonctionnements du traitement. "Des patients cancéreux se trouvent sous-dosés en hormones thyroïdiennes, nous avons observé de façon conséquente des réveils de cancers endormis depuis des années", explique l'association à France Info.

La dextrothyroxine


Une autre molécule pourrait aussi expliquer les effets secondaires des malades. C'est la dextrothyroxine. Or cette substance de synthèse ne figure pas dans la liste des composants de la nouvelle formule selon l'association. La dextrothyroxine interdite aux Etats-Unis, n'est pas commercialisée en France. L'association souligne que ses effets secondaires sont similaires à ceux décrits par les malades de la thyroïde comme la perte de cheveux, la fatigue, les crampes, les maux de tête ou lesvertiges. 

Ce "fait nouveau" sera transmis au juge du pôle santé du TGI de Marseille chargé de l'instruction ouverte le 2 mars 2018 pour "tromperie aggravée, blessures involontaires et mise en danger d'autrui".  7.000 plaintes ont été enregistrées en France.

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