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Marseille : grève aux finances publiques contre les “incessantes” suppressions d'emploi

Occupation des locaux des finances publiques de Sadi Carnot, tôt ce matin. / © Photo PL
Occupation des locaux des finances publiques de Sadi Carnot, tôt ce matin. / © Photo PL

Les agents des finances publiques sont en grève ce jeudi, à l'appel de leurs syndicats. Près de 30000 emplois seraient menacés dans les 3 à 5 ans à venir. A Marseille, les agents venus de plusieurs départements, occupent les locaux de la délégation des finances publiques.

Par Ghislaine Milliet

Ils sont plus de 400 agents des finances publiques, à occuper depuis ce matin, les locaux de leur délégation régionale. Venus des départements du Var, du Vaucluse, des Alpes et des Bouches-du-Rhône, ils n'ont jamais été si nombreux à se rassembler dans cet endroit pour manifester leur mécontentement et leur inquiétude.

En dix ans, la Direction Générale des Finances Publiques a déjà perdu 10000 emplois. Et selon les syndicats, elle s'apprête à en perdre 30000 de plus dans les trois à cinq ans.  

Des "suppressions incessantes" dénoncées par 'intersyndicale Solidaires, CGT, FO, CFDT et CFTC.

A la délégation de Paca, les grévistes n'ont pu rencontrer leur hiérarchie... "elle est en ce moment à Bercy, aux côtés du directeur général des finances publiques et nous communiquons avec elle par téléphone", explique Philippe Laget, délégué CGT des Finances publiques.
 

Une "administration autiste"


Les syndicats disent avoir demandé déjà depuis une semaine, à la déléguée du directeur général de la rencontrer au sujet des nouvelles suppressions de postes et de la réorganisation des implantations de proximité prévue par Bercy. Mais la communication sera téléphonique.

Au téléphone, les grévistes entendent la direction maintenir l'idée que "les propositions du ministre vont améliorer le service public.  Notre administration reste autiste, et n'entend pas nos revendications", poursuit le délégué CGT.

"On nous parle de réorganisation des finances publiques alors que le grand débat national n'est pas encore fini, et qu'il porte en partie sur le service public ?

s'exprime Philippe Laget. "Et comment poursuivre la numérisation toujours plus importante alors que le rapport Toubon vient de prouver que le numérique n'est pas la bonne solution pour rendre efficaces les services rendus au public".
 

L'accueil reste un besoin


Le délégué CGT donne l'exemple de l'un des bureaux des finances publiques les plus importants à Marseille, celui de Sadi Carnot.

En période creuse, nous recevons 800 personnes par jour qui se déplacent pour qu'on traite au mieux leurs dossiers. Ca prouve qu'il y a du besoin, que l'accueil reste un besoin, et que le numérique ne remplacera pas cela.

Les syndicats dénoncent les fermetures de services comme la trésorerie, ou le cadastre :

Le centre des finances publiques du cadastre de Tarascon va être déplacé à Aix-en-Provence, soit à une heure et demi de voiture de là. Et ne parlons pas du temps en transport en commun ! Ces déplacements pèsent sur la vie des citoyens

poursuit le délégué syndical.

A 14h30, les grévistes devraient être reçus en délégation à la préfecture de région. Ils réclament notamment une revalorisation de leurs salaires. Ils pour le volet de la revalorisation de leurs salaires. 

Les haut-alpins ne sont pas à Marseille mais occupent les locaux des finances publiques de leur département.
Les salariés de toute la région sont mobilisés. 

Premier pas dans les négociations nationales : le ministre les convoque le 26 mars, alors qu'une nouvelle journée de grève est déjà programmée pour le 28 mars.


 

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