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Marseille : les Harkis manifestent contre le rapport Ceaux

Manifestation de harkis à Marseille / © Photo Laurent Esnault/France3 Provence
Manifestation de harkis à Marseille / © Photo Laurent Esnault/France3 Provence

Les Harkis ont choisi cette Journée nationale qui leur est dédiée, pour manifester à Marseille, et dénoncer de nouveau le rapport Ceaux qui prévoit "un fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros. Alors que les associations réclament entre 4 à 35 milliards d'euros.

Par Ghislaine Milliet

La journée d'hommage rendue par les autorités françaises aux Harkis ce mardi 25 septembre est entachée par des manifestations de Harkis sur tout le territoire. A Marseille, une manifestation est organisée ce matin.
Le rapport Ceaux commandé par Emmanuel Macron et rendu public en août dernier, prévoit 56 mesures pour "préserver la mémoire" des harkis et leur permettre une "réparation adaptée". Parmi ces mesures, la création d'un "Fonds de réparation et de solidarité" doté de 40 millions d'euros, limité uniquement "aux grandes détresses sociales" pour les enfants.
Une proposition jugée inacceptable par ceux qui ont combattu pour la France. Leurs associations représentatives parlent de "mesurettes", et attendent mieux du gouvernement : entre 4 et 35 milliards d'euros.
 

Qui sont les Harkis ?

Dans le discours d'hommage de cette journée dédiée aux harkis,  Geneviève DARRIEUSSECQ,  secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées, les définit ainsi :
"Ils avaient pour mission d’assurer la sécurité des points stratégiques, de villages ou de zones parfois plus étendues, mais aussi de participer à des opérations militaires aux côtés de l’armée française.

Parmi eux, les groupes mobiles de police rurale, les moghaznis, les harkis, les assès et les groupes d’auto-défense. Une diversité que l’on a pris l’habitude de rassembler communément sous le nom de harkis.

Durant la guerre d'Algérie, la France avait recruté jusqu'à 150 000 Algériens comme auxiliaires. A la fin de la guerre 90 000 personnes, Harkis et leurs familles, avaient rejoint le territoire français, mais sans perspective  réelles d'intégration.

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