Marseille : José Anigo est mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un crime"

José Anigo est mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un crime". Après une année d'enquête et près de trois jours de garde-à-vue, l'ancien coach et directeur sportif de l'OM est placé sous contrôle judiciaire a annoncé la procureur de Marseille.
L'ancien directeur sportif est entendu dans le cadre d'une enquête sur un réseau soupçonné d'extorsion de fonds "dans le milieu du football".
L'ancien directeur sportif est entendu dans le cadre d'une enquête sur un réseau soupçonné d'extorsion de fonds "dans le milieu du football". © Jean-François SOUCHET/maxppp
Ce dimanche, José Anigo, "figure" marseillaise, a été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un crime"a annoncé la procureur de Marseille, confirmant une information de La Provence.

José Anigo a été convoqué par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Marseille. Il a donc quitté Nottingham Fores en Angleterre pour répondre aux questions des enquêteurs. Sa longue garde-à-vue a duré presque trois jours. Il est ressorti libre, sous contrôle judiciaire.

Le parquet de Marseille évoque le démantèlement d'un réseau criminel dans le cadre d'une « extorsion en bande organisée au préjudice d'établissements de nuit et dans le milieu du football ». 

Une très longue enquête

Une enquête d'une année a permis le démantèlement d’une équipe de malfaiteurs se livrant à des activités criminelles diversifiées et appartenant au banditisme marseillais, a annoncé le parquet de Marseille. Cette opération a mobilisé 120 policiers, 22 personnes ont été interpellées

A l'issue d'une année d'enquête, la brigade de répression du banditisme et la division économique et financière de la police judiciaire "ont procédé au démantèlement d'une équipe de malfaiteurs se livrant à des activités criminelles diversifiées et appartenant au banditisme marseillais", précise la procureure de Marseille, Dominique Laurens, dans un communiqué.

L’opération d’interpellation a mobilisé 120 policiers. Elle s’est terminée avec le placement en garde à vue de 22 personnes suspectées d’appartenir à cette organisation criminelle. Ils se sont vu notifier, selon leur degré d’implication, des faits d’extorsion en bande organisée au préjudice d’établissements de nuit et dans le milieu du football, de blanchiment en bande organisée, d’abus de biens sociaux et d’association de malfaiteurs à raison de plusieurs projets criminels d’envergure en cours de préparation.

17 personnes présentées à un juge

Au total, les diverses perquisitions ont amené la saisie d’environ 410.000 euros, trois véhicules, 14 montres de luxe, un pistolet automatique, un fusil de chasse et une comptabilité occulte.

Dix-sept personnes soupçonnées "d'extorsion en bande organisée au préjudice d'établissements
de nuit et dans le milieu du football" ont été présentées à un juge à Marseille, a annoncé jeudi le parquet.

Outre "l'extorsion en bande organisée", cette équipe est soupçonnée de "blanchiment en bande organisée, d'abus de biens sociaux et d'association de malfaiteurs".

Selon le parquet, l'ex-directeur sportif de l'OM José Anigo est interrogé. Mais il n'a rien à voir dans cette affaire, selon son avocat.

L'OM se constitue partie civile

Actuellement chargé du recrutement international au club anglais de Nottingham Forest (D2), José Anigo, placé en garde à vue, "conteste fermement avoir participé à quelque infraction que ce soit et entend répondre avec sérénité aux questions des enquêteurs sur des sujets qui sont à la périphérie d'une procédure qui ne le concerne pas directement", a indiqué à l'AFP son avocat Me Emmanuel Molina.

Dans un communqué, l’Olympique de Marseille a annoncé qu'il "va se constituer partie civile dans cette information judiciaire pour dénoncer et poursuivre toutes les infractions dont elle peut avoir été victime, pour participer à la manifestation de la vérité et pour faire valoir ses droits." 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers banditisme criminalité justice société