Marseille : la lutte contre le réchauffement climatique continue

Village associatif du Vieux-Port / Margaux Liagre
Village associatif du Vieux-Port / Margaux Liagre

Sous l’ombrière du Vieux-Port, lycéens ou étudiants se sont rassemblés à Marseille pour manifester en faveur du climat lors d'une grande journée de mobilisation mondiale dimanche. "On doit agir maintenant et faire réagir" déclare Gabrielle, lycéenne.

Par Margaux Liagre / France 3 Provence Alpes

C’est le deuxième appel à une grève mondiale, de Greta Thunberg, la jeune militante suédoise, symbole de cette lutte pour sauver le climat. Sur le Vieux-Port à Marseille, ils étaient plusieurs dizaines de jeunes à s'être rassemblés pour une seconde grande journée de mobilisation mondiale. 

Tous s’inquiètent pour leur avenir. "J’ai très peur pour l’avenir" se livre Sylvain, 20 ans, "aujourd’hui les chiffres, les études […] montrent que je risque de mourir vers 40 ans d’une maladie liée au climat" ajoute-t-il.

"La planète est en train de mourir, alors nous prenons les devants, nous nous mobilisons pour essayer de sauver le monde". Gabriel* a rejoint le mouvement, "je me suis rendu compte qu’on était en danger si on ne changeait pas ce qu’il se passe actuellement […] il faut qu’on se mobilise pour faire l’inverse de ce qui est en train de se passer".

Pour Fabio, 16 ans, "il y a trop de points qui font que nous devons nous mobiliser". Selon lui, "il y a beaucoup de problèmes dans notre monde [comme] l’inaction et la pollution des grandes entreprises, le réchauffement et le dérèglement climatique avec des températures de plus en plus chaudes, la montée des eaux, la fonte des glaces."

Tous se rejoignent alors pour dire qu’il y a urgence, et mettent leur espoir dans leur "génération climat" pour sauver la planète.

Marseille : la lutte contre le réchauffement climatique continue

Des actions au niveau local

Fondé début mars, le collectif Youth for Climate a créé un village associatif éphémère sous l’ombrière du Vieux-Port, ce vendredi, à la fois pour sensibiliser, se faire connaître et faire grossir ses rangs.

"On a le sentiment qu’on a pas le choix, parce qu’on va vers une transformation de notre monde et de notre société, qu’on le veuille ou non." explique Marie, en deuxième année de médecine.

Répartis sur différents stands, ils préparent les pancartes pour la marche de vendredi après-midi, même si, pour certains, ce n’est pas le moyen d’action le plus efficace. Selon Marie, "Les marches ça n’a jamais fait changer les choses dans l’histoire du militantisme. On en fait depuis les années 70, c’est pas un truc efficace."
En plus des marches et mobilisations, le collectif mène des actions au niveau local. "Je crois en quelque chose qui va changer du bas, il faut prendre des initiatives au niveau local" explique Marie. "Nous voulons banaliser les cours du vendredi pour instaurer des cours de sensibilisation aux problématiques environnementales" ajoute Fabio.

Pour Sylvain, il faut aller plus loin, "Nous voulons également interpeller les élus, les gens qui ont les moyens de changer les choses". Il ajoute, "A Marseille par exemple, la ville est sale, il y a du plastique par terre, il y a des bateaux de croisières dans le port qui émettent énormément de particules fines. Les choses doivent changer dans notre ville".

A deux jours des élections européennes, les jeunes tiennent à rappeler l’importance de ces élections. Selon Marie, "Il y a un enjeu climatique car ce sont les élus européens qui font barrage aux accords transatlantiques qui influencent directement nos modes de vie".

Leurs protestations ont largement contribué ces derniers mois à ramener la question climatique parmi les principales préoccupations des adultes, et en haut des agendas
des partis politiques.

La précédente mobilisation mondiale remonte à la mi-mars, quand des centaines de milliers de jeunes étaient descendus dans la rue pour reprocher aux dirigeants leur inaction face au réchauffement de la planète. 


*Les prénoms ont été modifiés suite à la demande des jeunes militants, ne voulant pas que quelqu'un soit considéré comme le leader de leur mouvement. 

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