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Marseille : plusieurs dizaines de migrants occupent un bâtiment du diocèse

(archives) Des migrants mineurs occupent l'église Saint-Férréol à Marseille le 23 novembre 2017 / © Maxppp/ Valérie Vrel
(archives) Des migrants mineurs occupent l'église Saint-Férréol à Marseille le 23 novembre 2017 / © Maxppp/ Valérie Vrel

Une quarantaine de migrants, dont au moins une vingtaine de mineurs isolés étrangers et plusieurs familles, occupent depuis mardi soir,18 décembre, un bâtiment appartenant au diocèse à Marseille. Une occupation décidée face "à l'urgence de la situation" a expliqué le Collectif Mineurs isolés 13

Par Marc Civallero avec AFP

Hier soir, mardi 18 décembre, au moins vingt mineurs isolés étrangers et trois familles de migrants vivant à la rue ont été accompagnés dans un bâtiment appartenant au diocèse de Marseille selon les associations de soutien qui les ont guidés.

Amarine Gripond, membre du collectif Mineur.e.s isolé.e.s 13. a déclaré : 

"On ne veut pas rester dans ces lieux mais juste mettre ces gens et ces enfants à l'abri"

De son côté le diocèse de Marseille a indiqué "avoir découvert l'occupation mardi soir". Ce bâtiment, un ancien institut médico-éducatif, "est en passe d'être vendu, donc nous devons rapidement voir quelles actions envisager".
Mardi en fin d'après-midi, le diocèse avait demandé à la police de faire évacuer son bâtiment, a indiqué la préfecture de police  : "Les policiers sont venus à 18H00 mais ne l'ont pas fait évacuer car il y avait beaucoup de mineurs et des enfants en bas âge".

Aujourd'hui, selon une militante du collectif mineurs isolés 13, que nous avons contacté par téléphone, "le diocèse ne souhaite pas expulser les migrants" elle rajoute " nous avons de bons rapports, le diocèse a même réassuré le bâtiment et va faire rétablir le gaz et l'électricité"

Comme le rappelle le collectif, les départements ont l'obligation d'héberger et de nourrir les mineurs isolés étrangers en attendant l'évaluation de leur minorité et de leur isolement. C'est pourquoi le collectif a de nouveau interpellé les services du département, " des représentants du conseil départemental sont venus cet après-midi pour relever les identités des mineurs isolés" a d'ailleurs expliqué le collectif.
 

Dans un communiqué le collectif rappelle ses revendications :


l'arrêt des mises à l'abri à l'hôtel qui sont de fait dépourvues de tout accompagnement de qualité
l'ouverture de foyers d'urgence pour mineur·e·s seul·e·s ou non, pour que plus aucun·e enfant ne dorme à la rue ne serait-ce qu'une seule nuit
l'ouverture de maisons d'enfants pour les mineur·e·s et d'autres solutions d'hébergement pour les enfants accompagné·e·s de leurs parents
l'égalité dans la prise en charge sans distinction de l'origine pour tou·te·s les enfants
 



 

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