Marseille : des punaises de lits à la Timone, deux unités fermées

L'hôpital la Timone, à Marseille
L'hôpital la Timone, à Marseille

Depuis quelques jours, deux unités située au 12e étage de l'hôpital de la Timone à Marseille, ont été fermées en raison de la présence de punaises de lits. Le service a été désinfecté et les patients déplacés dans une autre unité. Des contrôles réguliers sont organisés.

Par Ghislaine Milliet

Fin décembre, des punaises de lits ont été découvertes au 12e étage de l'hôpital de la Timone, importées par un patient hospitalisé à cet étage.
"Dès que des punaises ont été décelées dans la chambre par le personnel, celle-ci a été entièrement désinfectée pour éviter toute propagation", explique la direction de l'APHM dans un communiqué.
Mais à proximité du lieu, d'autres punaises de lits sont identifiées quelques jours après dans d'autres chambres de la même unité.
Par mesure de précaution et pour endiguer la propagation,

la direction a pris la décision de fermer totalement l’unité pour la désinfecter dans sa totalité

"en appliquant les recommandations du Comité de Lutte Contre les infections Nosocomiales. Les affaires des patients présents ont également fait l’objet d’un traitement", poursuit l'APHM dans son communiqué.

Deux unités ont été touchées, soit 38 lits au total, et ont été transférées du côté est au côté ouest du 12e étage de la tour de la Timone, le temps d'être complètement désinfectées, a précisé Sébastien Vial, directeur de l'hôpital de la Timone.
"C'est la première fois que nous avons une prolifération, des patients arrivent parfois avec des punaises, la gale ou la turberculose, mais en général le phénomène est toujours contenu dans la chambre de départ", a déclaré Sébastien M. Vial.
S'il n'y a plus aucune punaise, les patients réintégreront leurs chambres initiales après un délai une dizaine de jours, compte tenu de la durée de vie des oeufs de ces insectes, le temps de s'assurer que tous les oeufs éventuels ont bien été détruits. L'hôpital a prévu le concours de chiens détecteurs pour garantir  que le fléau a été éradiqué.
En attendant un contrôle régulier est organisé dans la nouvelle unité et dans d’autres points de l’hôpital afin de surveiller l’évolution de la situation.
Selon la direction de l'hôpital, les punaises de lits "ne sont pas vecteurs de maladies, et ne présentent pas de danger pour la santé des patients mais sont la cause de piqures gênantes".

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