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Municipales à Marseille : bagarre, affiches arrachées, un second tour sous tension dans la 2ème ville de France

Comme il fallait s'y attendre, ce second tour des municipales à Marseille se déroule sous haute tension. Depuis l'ouverture des bureaux de votes, des irrégularités ont été signalées dans de nombreux secteurs de la ville. Une interpellation a eu lieu dans le 6ème arrondissement. 

Illustration. Un homme a été interpellé dimanche à Marseille, alors qu'il arrachait des affiches de campagne devant un bureau de vote.
Illustration. Un homme a été interpellé dimanche à Marseille, alors qu'il arrachait des affiches de campagne devant un bureau de vote. © FTV
Des viennoiseries distribuées à l'entrée du bureau de vote 1466 "offertes" par la candidate Les Républicains, dans le 14e arrondissement. Voilà un geste qui n'est pas passé inaperçu auprès des assesseurs et des observateurs des camps opposés. De là à parler de pression...

C'est ce que dénonce pourtant Antoine Baudino, assistant parlementaire du sénateur RN des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier et candidat RN à la mairie de Marseille. Plus grave, sur son compte Twitter, il liste des irrégularités qui vise particulièrement la candidate LR Martine Vassal.  Des affiches électorales sur les panneaux officiels ont également été arrachées devant des bureaux de vote de la cité des Oliviers (13e). Un geste strictement interdit et passible d'amende. L'action a provoqué des heurts entre les militants des camps LR et RN.

La préfecture de police a confirmé qu'une interpellation avait bien eu lieu, mais dans le 6ème arrondissement. Un homme a été surpris en train d'arracher des affiches de candidats sur un panneau électoral. 

Bagarre dans un bureau de vote 

Dans le 15e arrondissement, dès l'ouverture du bureau de vote 1578, cité La Martine, une bagarre aurait éclaté lorsque des personnes ont tenté de faire sortir des militants LR qui criaient à tue-tête "Votez Vassal". 

Dans le 12ème, la police est aussi intervenue pour des suspicions de fraudes et intimidations, rapporte cette fois Christophe Charpin, proche du Printemps Marseillais. Une information que nous avons pu confirmer auprès du bureau de vote.  Autre suspicion d'irrégularité encore, cette fois dans les 1er et 7e arrondissements, où s'affrontent la maire sortante LR, Sabine Bernasconi, la candidate Sophie Camard (LFI – Printemps Marseillais) et la candidate RN Clémence Pardi.

Une liste complémentaire de procurations non tamponnées a été ajoutée peu après l'ouverture d'un bureau de vote, a constaté sur place un journaliste.

Preuve encore de la tension de ce second tour dans la cité phocéenne, des assesseurs n'ont pas souhaité décliner leur identité et des observateurs non identifiés surveillent les opérations de vote.

Autre exemple dans l'après-midi, quand un électeur, ancien candidat EELV au premier tour, se présente dans un bureau de vote du 14e arrondissement : sur la liste d'émargement, il y a un tampon sur la ligne correspondant à son identité où il est inscrit "procuration". Le jeune homme assure n'avoir fait aucune demande de procuration. Il a fait noter l'incident sur le procès-verbal et a pu mettre son bulletin. L'électeur indique ne pas vouloir en rester là et vouloir porter plainte pour signaler l'irrégularité. 

"Je pense qu'ils en ont profité car je n'avais pas voté au premier tour à cause du Covid, donc ils ont dû penser que je ne viendrais pas cette fois non plus", raconte-t-il interloqué.

Une campagne d'entre-deux-tours électrique

A Marseille, que la droite détient depuis 25 ans, la gauche a créé la surprise en passant en tête la barre du 1er tour avec la coalition du Printemps marseillais, talonnée par Martine Vassal (LR) qui est adoubée par le sortant Jean-Claude Gaudin.

La candidate LR essuie depuis le début de la campagne de l'entre-deux-tours de nombreuses attaques portant sur des irrégularités et des suspicions de fraudes. L'enquête ouverte par le parquet de Marseille n'a pas pour l'instant permis d'établir ces faits. 

Preuve encore de la tension, il n'y aura pas eu de débat dans la deuxième ville de France pour confronter les programmes des candidats, la tête de liste du Printemps Marseillais Michèle Rubirola ayant refusé toutes confrontations avec ses adversaires.
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