Un nouveau pastis arrive sur le marché... et il vient de Bretagne !

Il a bien évidemment le goût de l'anis comme tous les pastis créés dans notre région du sud, mais celui-ci vient de Bretagne, tout juste sorti d'une petite entreprise familiale. Le Brastis, tel est son nom, bouscule les habitudes régionales et crée l'effervescence médiatique.

Julien Saillard-Jouffe et Laurent Jouffe avec leur "dernier né"
Julien Saillard-Jouffe et Laurent Jouffe avec leur "dernier né" © Photo Erick Le Bourhis
"Dites bien aux Marseillais que je les aime avant tout..."

Laurent Jouffe est encore tout ému par ce qui lui arrive depuis qu'il a lancé son tout dernier bébé : un pastis breton appelé Brastis (contraction des mots Bretagne et pastis).

 

Une idée "hybride"

Une invention qui a chamboulé la vie tranquille de la maison Jouffe, petite entreprise familiale spécialisée dans les spiritueux, installée à Dinan.. 

Sollicité depuis plus d'une semaine par de nombreux médias régionaux et nationaux, Laurent Jouffe ne comprend toujours pas la spirale enthousiaste qu'il a déclenchée avec sa dernière création, qui fait également le buzzz sur les réseaux sociaux.

"J'aime les idées hybrides", explique celui qui produit déjà du cognac, du calvados et du rhum hors des régions traditionnelles.

Ceux qui me connaissent me disaient : pourquoi ne te lances-tu pas dans le pastis ?


Le produit est imaginé, testé puis abouti sous ces termes :

"C'est un pastis de dégustation qui ressemble au caractère fort des bretons", explique le fabriquant-négociant.

C'est une idée un peu transgressive, mais en toute amitié pour les gens du sud que j'aime beaucoup. Il ne faut pas qu'ils aient l'impression que je leur ai pris quelque chose.

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Ni beurre salé, ni moules dans la recette...

"J'en ai donné ma vision de breton, "explique Laurent Jouffe qui n'en dira pas plus sur le secret de fabrication. "Je me suis inspiré des anisés déjà existants dans le sud...Je suis un peu artiste à ma manière, comme un cuisinier. Je forme des goûts, puis je les équilibre avant de la proposer à déguster".

 

Une bouteille phare

Autre touche bretonne : la forme de la bouteille est celle d'un phare de la côte ouest. Un flacon que la petite entreprise familiale prévoyait de produire artisanalement à hauteur d'un peu plus de 5000 bouteilles par an. 

A l'heure actuelle, je suis obligé de réviser mes prévisions, et de songer à atteindre les 15000 bouteilles

précise Laurent Jouffe.

Les impatients devront attendre plusieurs semaines encore avant que la production et la distribution ne s'organisent à cette échelle.

Puis le pastis breton fera son entrée dans le Sud. Beaucoup d'amateurs de la région, et de Marseille, sont curieux de le goûter, et ne manquetront certainement pas d'établir des comparaisons. 

Déjà, les représentants du Pastis Bardouin produit de manière artisanale à Forcalquier, ont fait part de leurs remarques durant le Salon de l'agriculture à Paris.

"Un concurrent breton ??? Et bien... c'est très bien", s'est exprimée Jennifer Manel. "Ca veut dire que les pastis artisanaux sont une catégorie qui se développe.... Nous sommes ouverts à cela "

Si la spécialiste n'a pas encore goûté le nouvel anisé, elle rappelle que le mot "pastis" vient du provençal et signifie "mélange".
Ne manquant pas de rajouter une petite remarque que les bretons jugeront par eux-mêmes :

"Je vous avoue que la saveur du pastis est un peu meilleure quand on est au soleil, avec le chant des cigales"...

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