Parc Kalliste: la ville de Marseille en appelle à la force publique

Parc kalliste : la ville de Marseille en appelle à la force publique / © F3 Provence-Alpes
Parc kalliste : la ville de Marseille en appelle à la force publique / © F3 Provence-Alpes

La ville de Marseille a officiellement demandé le concours de la force publique vendredi pour obtenir l'évacuation d'un bâtiment insalubre du Parc Kalliste, une cité des les quartiers Nord, où la cohabitation est tendue entre les derniers habitants et des migrants venus squatter.

Par AFP

Lors d'une conférence de presse, la mairie de Marseille a expliqué avoir demandé le concours de la Préfecture de police face à l'impossibilité de faire exécuter son arrêté de "mise en sécurité" du bâtiment.
"L'évacuation du bâtiment ne peut être reculée de plusieurs semaines, le risque
est sérieux et imminent
", a déclaré Julien Ruas, adjoint au maire de Marseille, chargé de la gestion des risques urbains, en soulignant les coupures de courant provoquées par les branchements sauvages des squatteurs.

Adjointe au logement du maire de Marseille, Arlette Fructus a précisé que l'arrêté pris par la mairie avait été notifié dès jeudi aux 24 ménages occupant légalement les lieux, propriétaires ou locataires: "Mais des actes malveillants" des personnes squattant les appartements vides "ont perturbé l'opération", a-t-elle affirmé, justifiant le recours à la Préfecture de police ce vendredi. 

Contactée par l'AFP, la Préfecture de Police des Bouches-du-Rhône a répondu que "la décision d'évacuer sera prise en concertation après que des solutions
de relogement auront été trouvées pour les occupants de droit
".

Selon Mme Fructus, sept des vingt-quatre ménages habitant encore le bâtiment H de la cité Kalliste ont accepté les propositions de relogement temporaires qui leur ont été faites, dans des appart-hôtels: "Nous avons bon espoir que toutes les familles acceptent d'ici la fin du week-end", a-t-elle précisé.

De même, un gymnase a été mis à disposition de la Préfecture pour héberger temporairement les migrants qui devront quitter les lieux, a souligné Mme Fructus.
Selon l'huissier dépêché sur place par la mairie pour faire un bilan de la situation, 141 occupants illégaux, pour la plupart migrants, ont été recensés dans le bâtiment, sur les 39 appartements visités. Mais le chiffre réel pourrait être nettement supérieur, 33 logements n'ayant pas pu être inspectés.

Ce bâtiment H de la cité Kalliste est promis à la démolition depuis 2011, dans le cadre d'un programme de rénovation urbaine de la mairie. Et les appartements vides ont été acquis un à un auprès de la copropriété privée par Marseille Habitat, un bailleur social dont la ville est le principal actionnaire.

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