Rue d'Aubagne un an après: la colère des habitants contre le mal-logement

Du cours Julien à la mairie, les Marseillais ont une nouvelle fois exprimé leur colère. / © VALLAURI Nicolas/MaxPPP
Du cours Julien à la mairie, les Marseillais ont une nouvelle fois exprimé leur colère. / © VALLAURI Nicolas/MaxPPP

Un an après l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne qui avait fait huit morts, plusieurs milliers de Marseillais ont une nouvelle fois exprimé leur colère. Partis du cours Julien, ils se sont rendus à l'Hôtel de Ville.

Par Annie Vergnenegre

Liliana Lalonde, la mère de Julien décédé dans l'effondrement d'un des immeubles de la rue d'Aubagne est venue ce samedi au pique-nique organisé par les habitants du quartier Noailles à la mémoire des victimes.

"Souvent la douleur aussi peut se partager pas uniquement dans les larmes et la souffrance mais aussi avec la musique la danse et les chants", dit-elle. 

A 15h, au rythme des percussions des grosses caisses, la marche des habitants s'est élancée du cours Julien pour prendre la direction de la mairie centrale.

Toujours en colère

"Nous sommes toujours en colère et nous n'allons pas lâcher le morceau tant que des choses concrètes ne seront pas réalisées", explique une femme défilant sous la banderole de l'Assemblée de la Plain.

"Je suis Marseillaise et ce qu'il se passe est inacceptable, ça devrait être le cas pour tout le monde, cette manifestante est venue défiler avec son enfant dans les bras. 

"Ni oubli ni pardon" est-il écrit en blanc sur noir sur la grande banderole en tête de cortège, un slogan pris à l'unisson par les marcheurs. 
© Mariella Coste FTV
© Mariella Coste FTV
"En un an, ils n'ont rien fait, ils continuent d'expulser et d'évacuer et ils ne relogent pas vraiment" déplore encore un manifestant au micro.

C'est un scandale, c'est une honte. Ça devrait être la manif de la honte, honte à la ville, honte à l'Etat.

Jets de projectiles et fumigènes

Sur le parcours menant à l'Hôtel de ville, la tension est montée d'un cran. La vitrine de l'espace accompagnement habitat, le guichet unique ouvert par la Ville de Marseille a été taggée, rue de la République.
© Mariella Coste FTV
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A la tombée de la nuit, devant la mairie, quelques débordements se sont également produits.  Jets de projectiles sur les forces de l'ordre, pétards et fumigènes et charge policière avant que la manifestation ne se disperse. 

Une dizaine de personnes ont été interpellées, et un policier a été blessé par un projectile qui l'a atteint à la gorge, selon une source policière.

 

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