"La situation des clubs sportifs est dramatique", l'adjoint aux sports de Marseille alerte le ministre

Quand le gouvernement annonce que 200 millions seront dédiés à "l'accompagnement des clubs sportifs" en 2021, Sébastien Jibrayel, adjoint aux sports à Marseille, écrit à Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. 
Salle de sport et Covid-19. Photo d'illustration
Salle de sport et Covid-19. Photo d'illustration © MOHAMMED BADRA/EPA/MaxPPP
"Souffrir, c'est le mot", Sébastien Jibrayel décrit ainsi l'état actuel des clubs sportifs. L'adjoint aux sports de Marseille constate l'ampleur de la crise dans sa ville. "Marseille a été particulièrement touchée par les mesures de lutte contre l'épidémie." 

Lundi 28 septembre, 200 millions d'euros sont annoncés par le gouvernement pour accompagner les clubs sportifs de France. L'adjoint marseillais s'empresse d'écrire à Jean-Michel Blanquer pour démontrer à quel point sa ville a besoin d'aide.  
Le budget a été présenté le 28 septembre, la lettre est partie 3 jours après
Le budget a été présenté le 28 septembre, la lettre est partie 3 jours après © Sébastien Jibrayel
© Sébastien Jibrayel


Les clubs sportifs en souffrance

Les clubs sportifs perdent beaucoup de licenciés. Beaucoup d'adhérents attendent que la crise passe pour se réinscrire. Des bénévoles, souvent âgés, préfèrent ne pas prendre de risque. Ils ne viennent plus et les éducateurs sportifs manquent. 

"La ville peut les aider mais pas tous", déplore Sébastien Jibrayel, "il faudrait que l'état participe".
 
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports © ALAIN JOCARD / AFP
Sébastien Jibrayel, adjoint en charge du sport à la mairie de Marseille
Sébastien Jibrayel, adjoint en charge du sport à la mairie de Marseille © VALERIE VREL/MAXPPP
Ces 200 millions d'euros sont destinés à la France entière. D'ailleurs, Sébastien Jibrayel ne souhaite pas "s'imposer". 
"Je ne demande pas qu'on nous donne plus d'argent qu'à Bordeaux ou Lille, je veux alerter le ministre sur la situation particulière de Marseille",
précise-t-il. "Si une table ronde est organisée, je souhaiterais y participer." 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sport covid-19 santé société