VIDEO. Fin des emballages jetables : on a vérifié dans des fast-foods de Marseille si la mesure était appliquée

Depuis le 1er janvier 2023, la vaisselle réutilisable est obligatoire dans la restauration rapide pour les repas servis sur place. Est-ce vraiment le cas dans les fast-foods à Marseille ? Nous avons fait le test.

C'était une mesure phare de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (Agec) votée en 2020. Après les pailles en plastique, exit donc les gobelets, couvercles, assiettes, récipients et autres couverts jetables dans la restauration rapide. Depuis le 1er janvier 2023, date d'instauration de cette loi, vous ne trouvez plus que de la vaisselle réutilisable en plastique et lavable dans les fast-foods. En théorie.

C'est un changement de système pour les grandes enseignes comme McDonald's, Burger King, KFC, Domino’s Pizza ou encore Quick qui servent quelque 6 milliards de repas par an dans 40 000 établissements, selon nos confrères du Monde.

Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique, "cette mesure permettra d'éviter 180 000 tonnes de déchets par an", indique Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique.

Pour l'heure, cette obligation concerne uniquement les établissements pouvant accueillir au moins 20 couverts en salle et exclut les repas servis à emporter et en livraison.

A Marseille, nous avons voulu voir si cette nouvelle mesure était appliquée. Et nous nous sommes rendus, jeudi 6 janvier, dans trois fast-foods de la ville pour un test grandeur nature. Qui révèle, en fonction des enseignes, que les bonnes pratiques n'ont pas forcément encore été adoptées... 

Dans les trois restaurants visités, aucun n'appliquait parfaitement cette nouvelle réglementation. Sollicités à chaque fois par France 3 Paca pour réagir à cette situation, les gérants de ces établissements ont refusé de livrer des explications. Ils se sont contentés de renvoyer vers le service de communication de leurs enseignes respectives.

Pour rappel, en cas de non-respect de la mesure, les enseignes de restauration rapide encourent une sanction pouvant s'élever de 1 500 à 15 000 euros d'amende.

Avec Nicolas Debrus