La mairie met au vote son projet d'activités périscolaires

Publié le Mis à jour le

Le conseil municipal de Marseille doit voter ce lundi matin son projet éducatif pour appliquer la réforme des rythmes scolaires. Les parents d'élèves maintiennent la pression en manifestant sous les fenêtres de l'Hôtel de ville.

La rentrée 2015 se décide ce lundi matin au conseil municipal de Marseille. Après le bras de fer de ces dernières semaines avec les parents et les enseignants sur l'organisation des temps d'activités périscolaires (TAP), Danielle Casanova, l'adjointe en charge de l'éducation va soumettre son projet éducatif au vote des élus. L'élue UMP affirme que vendredi un terrain d'entente a été trouvé autour d'une répartition des TAP les mardi ou jeudi en fonction des arrondissements.

2 euros par enfant

Plusieurs dizaines de parents ont pourtant manifesté ce matin devant la mairie à l'appel des associations ADEM, Collectif DZ, MPE 13 mais également des syndicats d'enseignants. Ils dénoncent les résultats de ce deuxième vote organisé dans les conseils d'école. Parmi les griefs exprimés par les parents, l'annonce qu'une contribution financière de deux euros par enfant, la garderie du soir jusqu'à 17h30 également payante (12 euros/semaine), pas de cantine le mercredi midi. 
Voir le reportage :


Grève de cantine aux Caillols

Pour d'autres parents, la mauvaise surprise de ce retour de week-end, c'est l'absence de cantine ce lundi midi. A l'école primaire des Caillols dans le 12e arrondissement, l'affichette a été posée vendredi à 16h00 alors que la majorité des enfants n'ont pas classe le vendredi après-midi. Bon nombre de parents n'ont donc pas été informés qu'il fallait prévoir un pique-nique pour leur enfant.

Il n'y a que deux Tatas en grève, le service aurait donc tout à fait pu s'organiser normalement. Résultats, sur 147 enfants inscrits à la cantine, 80 n'ont rien à manger. "


explique Emilie, une jeune maman en colère. Plusieurs parents ont donc décidé d'occuper les lieux, ce qui a finalement poussé l'inspection à autoriser le recours au "stock d'urgence". Mais sans certitude qu'il y ait assez à manger pour tous les enfants présents. D'autres écoles marseillaises seraient dans la même situation. 
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité