Tuerie des marronniers: le procès a finalement repris à Draguignan

Ange-Toussaint Federici à son arrivée à la Cour d'assises d'Aix-en-Provence en novembre 2010
Ange-Toussaint Federici à son arrivée à la Cour d'assises d'Aix-en-Provence en novembre 2010

Le procès en appel d'Ange Toussaint Federici à Draguignan ira donc à son terme. Le verdict est attendu mardi. Malgre une affaire de subornation de témoin, les avocats de la défense ont préféré poursuivre les débats.

Par AFP

Le procès en appel d'Ange Toussaint Federici devant la cour d'assises du Var, pour un triple homicide dans un bar de Marseille en 2006, a définitivement repris lundi après-midi, la défense ayant renoncé à demander son renvoi en dépit d'une affaire de subornation de témoin.
Et Federici, condamné en première instance à 28 ans de réclusion pour la tuerie du bar des Marronniers, d'assurer de son incompréhension depuis vendredi, quand des proches d'un témoin venu l'innocenter à la barre ont été surpris par la police en train de se faire remettre de l'argent (130.000 euros au total) par deux hommes originaires de Corse, comme lui.

Ajournée vendredi, l'audience avait repris lundi matin, le temps que les avocats prennent connaissance de la procédure qui a donné lieu dimanche à la mise en examen et l'incarcération de six personnes, et qu'un débat ait lieu sur son incidence sur le procès en cours.
La défense de Federici a un temps émis le souhait d'entendre quatre protagonistes de l'affaire de subornation, avant d'y renoncer finalement. "La défense souhaite que les débats continuent en l'état", a déclaré Me Edouard Martial, l'un des avocats
de l'accusé.

Le verdict est attendu mardi

Appelé à prendre la parole, l'accusé a nié toute implication dans l'affaire de subornation présumée. "C'est Mike Tyson qui me tombe dessus. Je ne sais pas ce qui s'est passé, je n'imagine même pas, on m'a pollué mon dossier, je ne comprends pas", a-t-il dit.
"Un Tartuffe de service", a ironisé lundi Me Michel Roubaud, avocat de la famille Berrahma, dénonçant des "témoins approchés" et "des pressions", qu'on a "coutume de retrouver dans les procès du grand banditisme corse".
Le verdict est attendu mardi.

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