Météo : le gel a détruit toute la récolte d'amandes de la plaine de la Crau

La nuit du 7 au 8 avril, le gel a fait des ravages dans les vergers. A Saint-Rémy-de-Provence, les amandes, destinées à la fabrication locale du calisson, ont brûlé sous l'effet du froid. Une catastrophe pour la profession.

 

A l'intérieur, le fruit a été brûlé par le gel.
A l'intérieur, le fruit a été brûlé par le gel. © FTV

Il n'aura fallu que trois heures. Cette nuit du 7 au 8 avril, trois petites heures, et ce sont tous les vergers de Provence qui sont dévastés. 

Cette nuit là, la température chute, et le gel fait des ravages. A Saint-Rémy-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, Pierre Lillamant, confiseur de métier avait planté neuf hectares d'amandiers, pour produire ses propres calissons. 

"Tout à brûlé. On aurait pu en sauver une partie, mais non, tout a brûlé", se désole-t-il. 

Pierre Lillamant, confiseur, avait planté 9 hectares d'amandiers pour produire ses calissons.
Pierre Lillamant, confiseur, avait planté 9 hectares d'amandiers pour produire ses calissons. © FTV

Aujourd'hui, malgré la perte de sa récolte, il reste optimiste : "Ce qui me remonte le moral, c'est que les arbres sont encore vigoureux. Le gel a brûlé les amandes mais pas les arbres". 

Le confiseur peut encore compter sur 400 à 500 kg d'amandes de la production de l'année dernière. Après çà, il pourra utiliser quelques amandes de la région Occitanie. Mais en définitive, il devra se résigner à contre-coeur, à importer des fruits du sud de l'Espagne, afin de produire ses calissons et ses nougats pour l'hiver. 

A Saint-Martin-de-Crau, toujours dans les Bouches-du-Rhône, même spectacle de désolation. Laurent Belorgey, Président de l'association France Amande, ne peut que constater les immenses dégâts qu'a provoqué cette nuit de gel dans son verger : 

Partout en Provence, toutes les zones ont été touchées, sauf le plateau de Valensole, où ils ont réussi à sauver une partie de la récolte en luttant contre le gel. Mais d'une manière générale çà a été catastrophique, avec des dégâts à 90, voire 100% dans les vergers

Laurent Belorgey, Président de l'association France Amande

Illustration. Vignes capturées par le gel d'avril, aussi beau que dévastateur pour les cultures.
Illustration. Vignes capturées par le gel d'avril, aussi beau que dévastateur pour les cultures. © Christophe ROSANVALLON

Des températures négatives au moins d'avril, rien d'exceptionnel. Mais avec le redoux des mois de février et mars, les arbres fruitiers avaient fleuri plus tôt. Les bourgeons sont donc plus vulnérables, au premier coup de froid.

Signe que le réchauffement climatique, pourrait continuer de causer encore de lourdes pertes chez les arboriculteurs. 

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