Les clubs de sports inquiets de la baisse des subventions

Sportifs licenciés au Stade Laurentin de Lutte / © France 3 Côte d'Azur
Sportifs licenciés au Stade Laurentin de Lutte / © France 3 Côte d'Azur

Des coupes budgétaires qui vont toucher les petits clubs. Pour compenser ces pertes financières, certaines communes, comme celle de Saint-Laurent-du-Var envisagent de faire appel au sponsoring.

Par Pierre-Olivier Casabianca

Pour Saint-Laurent-du-Var, le sport c'est primordial. Chaque année, la municipalité débloque 800.000 euros pour venir en aide aux 36 associations sportives de la commune.

Des associations sportives qui s'inquiètent de la baisse annoncées des budgets. Le ministère des Sports a annoncé que le budget des Sports devrait être diminué de 7% en 2018 et de 6% en 2019. En tout 30 millions d'euros devraient être économisés.

Des coupes drastiques qui inquiètent les petits clubs de Saint-Laurent comme le Stade Laurentin de Lutte. Les lutteurs bénéficient de 20.500 euros d'aides annuelles, dont 1.500 euros donnés par le ministère des Sports. Une somme qui pourrait tout simplement disparaître.

Philippe Bahaderian, l'entraîneur de lutte, tire la sonnette d'alarme : " Pour compenser la perte financière on va devoir augmenter les cotisations, mais ça risque de rendre le sport moins accessible. Sion pour récupérer de fonds, on pourrait se tourner vers des sponsors mais quand on pratique un sport comme la lutte on n'a peu de chance d'en trouver."
 


Les sponsors, c'est pourtant la solution retenue par la mairie de Saint-Laurent-du Var pour continuer à assurer le financement des clubs. "C'est une démarche que l'on met en place pour que les petits clubs puissent continuer à vivre et à proposer des activités au grand public", explique Gilles Allari, adjoint aux Sports à la mairie de Saint-Laurent-du-Var.

Une privatisation du sport que refuse l'ancienne ministre des Sport, Marie-Georges Buffet : "On ne peut pas répondre simplement par les structures privées marchandes, par la pratique autonome. On a besoin du mouvement associatif sportif. On a besoin d'une politique publique du sport pour que chacun et chacune ait accès au sport, mais aussi pour qu'on ait du haut niveau, pour qu'on ait des filières, pour que le mouvement sportif ait les moyens de vivre."
 

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