Coronavirus: les locations touristiques désormais interdites dans l'ensemble des Alpes-Maritimes

Jusqu'au 15 avril, les locations à visée touristique sont interdites dans le Var et les Alpes-Maritimes. / © Séverine Neuquelman - France Télévisions
Jusqu'au 15 avril, les locations à visée touristique sont interdites dans le Var et les Alpes-Maritimes. / © Séverine Neuquelman - France Télévisions

Pour éviter que les vacances de Pâques ne soient l'occasion d'une large propagation du coronavirus, la préfecture des Alpes-Maritimes a pris un nouvel arrêté interdisant la location de chambres d'hôtel et de meublés à visée touristique jusqu'au 15 avril prochain.

Par FTV

Les règles se durcissent. Déjà interdites depuis six jours dans les communes du littoral et celles de plus de 10.000 habitants, c'est désormais sur l'ensemble du territoire des Alpes-Maritimes que les "hébergements touristiques" sont interdits.

Le préfet a signé ce vendredi après-midi un arrêté en ce sens. Le texte évoque notamment les hôtels et gites du moyen et haut pays niçois pour "élagir la mesure" prise le 4 avril dernier.

 

Les contrôles de police ont déjà été renforcés pour ce troisième week-end de confinement, mais le préfet des Alpes-Maritimes a également interdit, par arrêté du 4 avril, "les locations à visée touristique de chambres d'hôtel, de meublés de tourisme et de logements saisonniers", "jusqu'au 15 avril sur le littoral et dans les villes de plus de 10 000 habitants".

Pour le président honoraire du syndicat des hôteliers et directeur de l'hôtel Splendid, à Nice, dont les 128 chambres sont vides depuis trois semaines, cet arrêté ne change pas grand-chose. "Par contre, cela ramène un peu d'équilibre entre les locations touristiques meublées et les hôtels, puisque jusqu’à présent les locations touristiques pouvaient ouvrir facilement. Nous, nous ne le pouvions pas en raison de la présence de notre personnel et des charges. Alors c’est tout à fait salutaire, il n’y a pas de raison que ce soit toujours les hôtels qui soient les moins bien traités", salue Michel Tschann.
 

L'hébergement d'urgence ou pour des besoins professionnels toujours autorisés

L'hébergement d'urgence ou l'hébergement pour des besoins professionnels ne sont pas concernés par cette mesure. Les personnes bénéficiaires doivent justifier auprès de leur hébergeur le motif de leur demande, pendant toute la durée de l'arrêté. 
 

"En cas d'infraction, le propriétaire risque une amende de 135€ qui peut être majorée de 75 € et au-delà. Et celui qui loue est également passible de la même amende. Nous avons des gardes-à-vue pour récidives de non-respect du confinement dans le département, avertit Philippe Loos, secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes. Il ne s’agit pas d’aller applaudir les professionnels de santé et à côté de ça, de violer les règles, risquant sa vie et celle des autres."

Sont concernées par cette restriction les communes suivantes : 

- Cannes
- Nice
- Antibes 
- Cagnes-sur-mer
- Grasse 
- Le Cannet
- Menton
- Saint-Laurent-du-Var
- Vallauris 
- Mandelieu-la-Napoule 
- Mougins 
- Vence
- Villeneuve-Loubet
- Beausoleil
- Valbonne 
- Roquebrune-Cap-Martin 
- Carros
- La Trinité 
- Théoule-sur-mer
- Villefranche-sur-mer
- Saint-Jean-Cap-Ferrat
- Beaulieu-sur-mer 
- Eze
- Cap d'Ail
 
La préfecture du Var a pris des mesures similaires. "La location, à titre touristique, des chambres d’hôtels ainsi que des meublés de tourisme ou de tout autre logement destiné à la location saisonnière situés dans l’ensemble des 153 communes du Var" est désormais interdite, et ce jusqu'au 15 avril. 
 

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