Deux cas suspects de coronavirus à Monaco, les résultats sont finalement négatifs

Les deux femmes sont actuellement hospitalisées au Centre hospitalier Princesse-Grace. / © MAXPPP - L. Carre
Les deux femmes sont actuellement hospitalisées au Centre hospitalier Princesse-Grace. / © MAXPPP - L. Carre

Deux femmes présentant des symptômes du COVID-19 avaient été admises au Centre hospitalier Princesse-Grace situé à Monaco, lundi 24 février. Des tests ont été pratiqués et envoyés à Marseille, les résultats se sont finalement révélés négatifs. 

Par Camille Nowak

Alors que les Alpes-Maritimes se préparent actuellement à la possible arrivée du COVID-19, deux cas suspects ont été déclarés à Monaco lundi 24 février. Des tests ont été pratiqués afin de déterminer s'il s’agit du COVID-19 - les deux femmes présentaient en effet des symptômes du coronavirus - ils ont été envoyés à Marseille, mais finalement les résultats se sont révélés négatifs. 
 

Pour l’heure, le gouvernement de Monaco se veut prudent et rappelle les différentes règles à respecter. II précise également que "la situation est en évaluation permanente par les autorités sanitaires pour adapter les mesures aux besoins".
 


Par ailleurs,  une conférence de presse est organisée, ce mardi 25 février à 14h30,  par l’Agence régionale de santé au CHU de Nice pour détailler l’organisation mise en place en réponse au virus Covid 19.
 

Le dispositif mis en place dans la région

Hier, trois cas suspects avaient été déclarés dans les Alpes-Maritimes. Mais finalement, les examens s’étaient également révélés négatifs. De son côté, l'Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur, s'organise pour faire face à une éventuelle épidémie.

Une plateforme de "veille et d’urgence renforcée" a été mise en place. L'objectif : "identifier et organiser les renforts nécessaires au sein de l’ARS, assurer la gestion des premiers cas possibles ou confirmés, et planifier la réponse de la montée en puissance du système de santé".  
 

L'ARS prévoit également par mesure de précaution : 
 
  • Un travail rapproché avec les établissements de santé de la région pour prendre les mesures de protection nécessaires, assurer la sécurité des personnels soignants et organiser la prise en charge des patients.
  • Une hospitalisation systématique de tous les cas confirmés dans les établissements de santé de référence.
  • Une gestion rapprochée des cas dits "possibles" : en région Paca, les cas possibles sont actuellement orientés vers l’IHU – Timone Marseille, et vers le CHU de Nice.
  • Une identification et une prise en charge des personnes contacts qui auraient pu être exposées au virus : l’ARS et la cellule régionale de Santé publique France mènent des enquêtes "contact" autour des éventuels cas confirmés.
  • Une mise à l’isolement à domicile des personnes contacts, durant 14 jours.
Invité sur notre plateau hier, lundi 24 février, le délégué de l’ARS pour le département Alpes-Maritimes, Romain Alexandre a également rappelé, "pour les Alpes-Maritimes, le centre hospitalier universitaire de Nice a été désigné l’établissement de première ligne et nous avons également quatre établissements de seconde ligne, Cannes, Grasse, Antibes et un quatrième qui reste à déterminer".  Au total en France, 70 nouveaux hôpitaux pourront bientôt accueillir des malades du Covid-19, permettant ainsi à chaque département de disposer d'un établissement habilité. 

 

Qu’est-ce-que le Coronavirus COVID-19 ?

Les coronavirus font partie d’une famille de virus susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’Homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë.

Deux coronavirus ont entraîné des épidémies graves chez l’Homme : le SRAS responsable d’une épidémie mondiale entre novembre 2002 et juillet 2003 et le Mers-CoV identifié pour la première fois en 2012 au Moyen-Orient. Début janvier 2020, la découverte d’un nouveau coronavirus (COVID-19) en lien avec des cas groupés de pneumopathies a été annoncée par les autorités sanitaires chinoises et l’OMS.

 

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