La grève à la SNCF se poursuit : le trafic fortement perturbé en Paca

Le trafic TER sera encore très pertubé dimanche. / © VALérie Vrel/MAXPPP
Le trafic TER sera encore très pertubé dimanche. / © VALérie Vrel/MAXPPP

Aucun TER, ni Intercités ne circulera en Paca ce dimanche 20 octobre, troisième jour de grève à la SNCF. Plusieurs TGV sont également supprimés, alors que le conflit social s'enlise.

Par Benjamin Hourticq

Les négociations n'ont pas évolué entre les syndicats de la SNCF et la direction, le mouvement de grève des cheminots se poursuit et le trafic ferroviaire reste donc très perturbé ce dimanche 20 octobre en région Paca.

Ainsi, aucun TER ne circulera de la journée, tout commes les Intercités qui ont tous été supprimés.

Les TGV sont aussi impactés : 7 d'entre eux ont été annulés.

La circulation des Ouigo sur la ligne Marseille-Paris a repris : 4 allers-retours sont prévus ce dimanche.

Face à cette situation, la Région a décidé de doubler les bus de son réseau Zou! sur certaines lignes :
  • 16h55 :Gap - Aix-en-Provence - Marseille
  • 17h45 : Manosque – Aix-en-Provence
  • 18h : Marseille – Digne-les-Bains depuis Aix-en-Provence
  • 18h15 : Digne-les-Bains - Manosque – Aix-en-Provence
Dans les Alpes-Maritimes, le service est également renforcé sur la ligne Nice-Monaco-Menton (L100) et la ligne Nice-Cannes (L200).

Le conflit s'enlise

Pour rappel, ce mouvement social fait suite à un accident survenu mercredi 16 octobre dans les Ardennes. La collision entre un train et un convoi routier exceptionnel avait fait onze blessés parmi les passagers. Le conducteur du train, seul personnel à bord, lui-même blessé, avait dû se charger de l'évacuation.

Les syndicats avaient alors fait valoir leur droit de retrait, afin de réclamer plus de moyens pour assurer la sécurité dans les trains. Un recours critiqué par la direction de la SNCF et le gouvernement.

Le premier ministre, Edouard Philippe, a ainsi dénoncé un "détournement du droit de retrait qui s'est transformé en grève sauvage". Il a "demandé à la SNCF d'examiner toutes les suites qui pouvaient être données et notamment judiciaires". 
Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, a pour sa part déclaré que cette "grève surprise" n'était "pas admissible". 

Ces déclarations, qualifiées de "provocations" par les syndicats, ont renforcé l'opposition entre les deux parties.
Dans l'état actuel des choses, il y a de fortes chances que le mouvement se poursuive.

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