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Hautes-Alpes : Bernard Renoy, référent territorial LREM jette l'éponge et ce n'est pas le seul

Plusieurs référents territoriaux de LREM abandonnent leur fonction / © IP3 PRESS/MAXPPP
Plusieurs référents territoriaux de LREM abandonnent leur fonction / © IP3 PRESS/MAXPPP

C'était le 11 janvier dernier, Bernard Renoy décidait de se retirer de la direction départementale LREM des Hautes-Alpes, mais en assure toujours l'intérim. Ce n'est pas le seul, six référents territoriaux ont jeté l'éponge

Par Ludovic Moreau

Bernard Renoy était référent territorial LREM (La République En Marche) des Hautes-Alpes depuis l'été 2016. Il a annoncé son retrait de la direction départementale lors du comité de pilotage, le 11 janvier dernier à La Roche des Arnauds. Cette décision a été prise pour des "raisons personnelles". Militant engagé, il assure l'intérim jusqu'à la nomination de son successeur.

Le bénévolat des référents LREM à ses limites

Dans le Tarn, la Creuse, la Meurthe-et-Moselle, l'Aube et la Sarthe, au total six référents territoriaux jettent l'éponge. Ces bénévoles au service des ambitions de La République En Marche accusent le coup. Certains évoquent des "raisons de santé", d'autres "convenance personnelle" mais tous manifestent une charge de travail devenue écrasante. Une problématique qui sera abordée samedi prochain à Paris, lors d'un séminaire réunissant la centaine de ces "préfets politiques" a précisé l'AFP dans une dépêche.

80% de mon temps sur l'année va à la fonction de référent, alors que j'ai un cabinet de conseil... Ma famille n'est pas très contente

reconnaît Guy Lavocat, référent du Puy-de-Dôme, précisant qu'il n'irait pas au-delà de 2018.
Dans les statuts, les référents assurent l'ancrage territorial du parti, ils sont le relais entre le mouvement et les comités locaux et ont un rôle d'animation, de formation et de mobilisation.
Mais dans les faits, le poste est pris en étau entre les demandes exponentielles du siège parisien et les comités locaux sur lesquels, les référents "n'exercent pas de tutelle" selon les statuts.

On nous donne des thèmes à travailler, mais les comités ne le font pas... Et après, on nous demande des comptes au QG

explique un ex-référent. A cela s'ajoute parfois des conflits avec les parlementaires, à qui il a été signifié qu'ils ne seraient en aucun cas les chefs politiques de leurs territoires, afin d'éviter la constitution de "baronnies" écrit l'AFP.
Un autre référent tempête contre des "comportements odieux" de députés qui "veulent imposer la cogestion, notamment pour imposer des gens dans les équipes départementales.

Les parlementaires ne pensent qu'à leur réélection

résume un référent.

A un moment ça va craquer... Avec les municipales, la charge et les tensions vont être compliquées à gérer

explique un autre référent à l'AFP et il ajoute qu'"il y a beaucoup de référents qui temporisent en se disant que ça ira mieux. Mais il va y avoir d'autres démissions".

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