Salon de l'Agriculture : rencontre avec Marion Ranguis, fromagère au Champsaur

Pour Marion Ranguis, fromagère dans le Champsaur, l'agriculture n'était pas une vocation. / © Eliane Tourtet
Pour Marion Ranguis, fromagère dans le Champsaur, l'agriculture n'était pas une vocation. / © Eliane Tourtet

Marion Ranguis, est fromagère à la Haute Plaine, sur la commune de Chabottes dans le Champsaur.  Elle a créé son GAEC du Pré La Combe en 2011 avec son père. Animatrice et monitrice de ski, elle ne se destinait pas à être agricultrice.

Par Eliane Tourtet

Jeune trentenaire, Marion Ranguis ne regrette rien, au contraire. C'est une fromagère heureuse même si ce n'était pas une vocation.

L’agriculture, c’était pas mon truc.
Finalement c’est une bonne ambiance et je m’épanouie bien.

En 2011, la crise du lait est terrible. Marion change d’optique et décide de travailler avec son père qui abandonne son travail d’employé communal. Elle se forme aux techniques fromagères à Digne-les-Bains.
Pendant que Marion Ranguis est à la fromagerie, son père s'occupe des vaches et des terres. / © Eliane Tourtet
Pendant que Marion Ranguis est à la fromagerie, son père s'occupe des vaches et des terres. / © Eliane Tourtet


Partage des tâches


Jean-Luc Ranguis, le papa, s’occupe des vaches et des terres. Marion est à la fromagerie pour la fabrication et la commercialisation.

Je tourne, je frotte

Marion transforme 70 000 litres de lait par an : faisselles, fromage blanc, pâte demi-cuite, bleu, tommes. Tout au lait cru.
Dans sa fromagerie, Marion Ranguis transforme 70 000 litres de lait par an. / © Eliane Tourtet
Dans sa fromagerie, Marion Ranguis transforme 70 000 litres de lait par an. / © Eliane Tourtet
Le reste de leur production laitière est vendu à une coopérative. Un bon fromage c’est du temps et beaucoup d’attention.

On est en bio, depuis le 5 février et on a le label Esprit Parc pour les productions locales. C’est un très gros atout commercial et c’est notre idéal de vie.

Jean-Luc est du même avis. Il fauche une quarantaine d’hectares et rentre le fourrage. Pareil pour les céréales. Pour les vaches pas de granulés, pour elles aussi c’est directement du producteur au consommateur.

On n’a pas de plan B pour la planète.

Si les vaches sont à l’étable pendant la mauvaise saison, l’été elles pâturent sur les pistes de ski d’Ancelle.

Un goût le plus naturel possible


Tout ce qui est transformé est commercialisé en vente directe, au Champsaur, à la fromagerie ou sur les marchés de producteurs. Marion est fière de sa production. Elle n’a pas envie de trop grandir. La complémentarité avec son père, des produits authentiques, des clients fidèles font la réussite de son exploitation et son activité se porte très bien. Au Champsaur aussi le bonheur est dans le pré.

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