Tourisme : solidarité des professionnels indépendants dans la vallée de Serre-Chevalier face au Covid

La saison écourtée par la crise sanitaire et les incertitudes qui pèsent encore sur leur activité a poussé des guides et moniteurs des Hautes-Alpes à se regrouper. Objectif : faire bloc pour mieux rester, vivre et faire vivre la vallée de Serre-Chevalier.
Ils sont amis, se connaissent pour certains depuis le collège et vivent dans un environnement naturel exceptionnel.

Théo, Max, Fanny et les autres sont des professionnels du tourisme indépendants. Ils proposent des activités touristiques dans leur vallée de Serre-Chevallier : cours de yoga, sorties rafting, paddle, ou des randonnées à cheval.

La montagne, choix de vie durable

Dans un secteur fortement concurrentiel, ils ont fait le choix de se serrer les coudes.

"Nous sommes en train de réfléchir à nous associer de manière structurée afin de faire découvrir les lieux que l'on aime, dans un état d'esprit que l'on partage tous", explique Théo Laboureau, moniteur et dirigeant d'une structure de rafting. L'envie de travailler dans le même sens est née il y a trois ans, explique Théo Laboureau.

"Ce qui nous rassemble c'est que nous sommes des petites structures, et nous tenons à conserver la qualité de notre travail. Nous sommes moniteurs, avec un service qui prend le temps avec les gens, où la demi-journée est vraiment complète et bien remplie".

Ces indépendants sont encore jeunes mais affichent tous au moins cinq ans d'expérience dans la vallée, heureux d'y vivre et d'y pratiquer paddle, vélo, canyonning, yoga.

"Nous prenons le temps de sensibiliser le public sur l'environnement qui nous entoure", précise le guide de rafting."Notre crédo, c'est de faire du sur-mesure avec des effectifs limités". Maxime Buffet, dirigeant d'une structure dédiée aux randonnées à vélo, s'est associé à la structure consacrée au rafting, afin de faire découvrir la vallée au public autrement.

Pot d'accueil et sourire

Chaque dimanche à 17h30, c'est accueil des nouveaux arrivants au Monetier-les-Bains. Toutes les structures sont présentes et parlent de la vallée, de ce que l'on peut y faire. 

Par exemple, "la descente de Serre-Chevalier du col du galibier jusqu'à Monetier puis en rafting jusqu'à Briançon", explique Maxime Buffet.

"Les gens se sentent accueillis, et nous en font souvent la remarque", souligne le moniteur de vélo. Cette vallée qu'ils aiment et où ils veulent rester vivre reste leur première motivation à tenir et à travailler ensemble, avec ou sans Covid 19.
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