Affluence dans les mairies

Les inscriptions se clôturent samedi 31 décembre pour pouvoir voter en 2012

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Listes électorales : affluence dans les mairies

A Nice, on atteint les 800 nouveaux inscrits par jour. Une ruée de dernière minute qui serait loin de l'affluence connue avant la présidentielle de 2007. Des responsables politiques ont lancé une polémique sur l'absence de campagne gouvernementale digne de ce nom pour inciter à s'inscrire.

A Nice, on atteint les 800 nouveaux inscrits par jour. Une ruée de dernière minute qui serait loin de l'affluence connue avant la présidentielle de 2007.

Dans la dernière ligne droite, des responsables politiques, de droite et de gauche,

ont lancé une polémique sur l'absence de campagne gouvernementale digne de ce nom,

selon eux, pour inciter les Français à s'inscrire.Toutes les mairies ne seront pas forcément ouvertes samedi, mais le ministère les a invitées à assurer une permanence d'au moins deux heures ce jour-là.

Le site internet mon.service-public.fr offre la possibilité de s'inscrire en ligne,

à condition de fournir des justificatifs numérisés et que la commune de résidence

se soit associée à l'opération.

Environ 6% seulement des Français concernés ne figurent sur aucune liste, selon

le chercheur Jean-Yves Dormagen. Mais ce taux très bas, nuance l'universitaire

cité par le quotidien Libération, "masque un phénomène tout à fait déterminant:

la +mal-inscription+", qui concerne ceux qui ne se sont pas réinscrits après leur

dernier déménagement.

De ce fait, "plus du tiers des Français ne sont pas en situation de voter au bureau

de leur quartier de résidence", estime M. Dormagen.

Selon l'Insee, cet automne, "le nombre d'inscriptions sera

vraisemblablement deux à trois fois plus important (qu'en 2010, ndlr) et pourrait

atteindre cinq millions", y compris les réinscriptions consécutives à un changement

de domicile.

Pour plusieurs responsables politiques, les pouvoirs publics n'ont pas fait ce

qu'ils devaient. Candidat à la présidentielle, François Bayrou (MoDem) a dénoncé

mardi "un manquement" du gouvernement, "qui n'a pas assumé sa responsabilité d'appeler les citoyens à participer aux grands choix du pays".

Manuel Valls (PS), proche de François Hollande, a parlé de "scandale", et Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG) a décélé une volonté d'écarter "des catégories socio-démographiques souvent susceptibles de voter à gauche".

"Faux", réplique le ministère de l'Intérieur, qui a fait diffuser affiches et

dépliants auprès des 1.500 plus grandes communes en partenariat avec l'association

Civisme et Démocratie.

Son porte-parole Pierre-Henry Brandet a vanté un "effort" représentant un budget

de 181.000 euros, contre 31.000 il y a cinq ans.

Un montant "parfaitement ridicule" puisque c'est "moins de 0,6% du budget annuel

du SIG" (Service d'information du gouvernement), a fustigé l'équipe de M. Hollande.