Le Train des Pignes à vapeur offre une double expérience à ses voyageurs.

Depuis un peu plus d'un mois, le nombre de voyageurs ne faiblit pas dans les voitures du train à vapeur. L'occasion de découvrir les paysages de l'arrière-pays azuréen jusqu'aux Alpes de Haute-Provence, mais aussi une série de photographies grand format...

C'est une saison estivale qui s'annonce sous les meilleurs auspices pour le Train des Pignes et le Groupe d'étude pour les chemins de fer de Provence (GECP) qui le gère. La ligne touristique a repris du service depuis le 6 juin dernier, et jusqu'au 5 novembre.

On a une très bonne fréquentation, davantage même que les années précédentes. Le train est complet pratiquement tous les dimanches.

Daniel, bénévole du GECP

Tous les dimanches (ainsi que tous les vendredis du 16 juillet au 26 août et tous les jeudis du mois d'août), jusqu'à 350 personnes peuvent donc monter dans ce train à vapeur au départ de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes).

1h10 de trajet à admirer les paysages et parcourir à vitesse réduite de 20 kilomètres jusqu'à Annot, dans les Alpes de Haute-Provence.

Au total, ce sont six voitures qui transportent les voyageurs, tractées par une locomotive classée aux Monuments historiques.

La popularité du Train des Pignes, les bénévoles qui le font vivre, la savourent. "Je pense que c'est dû au fait que les Français ont décidé de rester en France", poursuit Daniel. "Nous avons également eu beaucoup de reportages TV et le Train est désormais référencé dans le Lonely Planet, en plus du Guide du Routard."

À bord, seule contrainte sanitaire : le port du masque, obligatoire. Mais les yeux, eux, ne sont pas masqués et peuvent rester grands ouverts...

...à la recherche, notamment, de photographies grand format affichées sur certains bâtiments symboliques le long du trajet.

Le train, "vecteur d'un lien social et culturel"

Entre Nice et Digne-lès-Bains, sur la ligne régulière du Train des Pignes (4 allers-retours par jour), le réseau d'art contemporain Botox(s) a en effet, installé, jusqu'au 10 octobre, neuf clichés de Sébastien Reuzé, un photographe qui vit entre Nice et Bruxelles.

Le travail photographique de l'artiste s'articule autour de la remontée symbolique d'une rivière, source de mémoire. C'est une interprétation libre et personnelle du roman de J.G. Ballard, "Le jour de la création".

Botox(s)

Une exposition en plein air qui se prolonge sur la toile grâce à un compte Instagram, @journaldutraindespignes.

À travers des posts et des stories, Sébastien Reuzé y diffuse son travail photographique actuel, ainsi que des informations locales, "afin de créer un lien social et culturel dont le train devient le vecteur et le symbole".