Loïc Dombreval dépose une proposition de loi pour défendre le foie gras sans gavage

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Y aura-t-il du foie gras pour les fêtes de fin d'année ? La question revient toujours sur la table et interroge sur la place de la violence animale. Pour Loïc Dombreval, ce thème est central et le député demande un changement radical du code rural.  

Le député LREM Loïc Dombreval monte au créneau au sujet de la production de foie gras. Il a déposé une proposition de loi permettant d’étendre cette appellation à d’autres méthodes que celle du gavage mécanique, dans l'objectif de récompenser les éleveurs et producteurs d’un foie gras réalisé dans le respect des animaux.

Aujourd’hui, dans le code rural, il est indiqué que ne peut être vendu sous l’appellation de foie gras, que des foies qui ont été obtenus par gavage. Or, il existe des producteurs français et espagnols en particulier, qui savent produire un foie gras aux même qualités qu’un foie gras produit par gavage, mais sans gavage. 

Loïc Dombreval, député LREM

Loïc Dombreval entend ainsi et enfin réconcilier les défenseurs de la cause animale et les amateurs de de ce produit rappelant que "c'est le foie gras qui constitue une tradition" et non "la méthode".Le sujet est sensible et les pressions bien présentes confirme le député avant d'insister sur le fait que, selon lui, cette proposition de loi ne constitue pas une menace pour la consommation de foie gras avec gavage. 

"Je ne veux rien interdire, chacun mange ce qu'il veut"

Le député n'entend oeuvrer pour aucune interdiction mais rétablir ce qu'il considère être une injustice commerciale qui conduit à une impossibilité de faire baisser les prix. La vente de "foie gras sans gavage" ne représentant qu'une petite niche. D'autant que cette possibilité de gavage non mécanique n'est possible qu'en ce qui concerne les oies, les canards n'étant pas concernés. "Cela ne représente que 2% du marché. 98% du foie gras vendu en France et à l'export, c'est du foie gras de canard."  

Cette proposition de loi "anecdotique mais symboliquement très forte" intervient dans un calendrier parlementaire déjà surchargé et alors que l’Assemblée nationale va suspendre ses travaux en février 2022 en raison de l’élection présidentielle.