Marseille : deux policiers qui avaient frappé un adolescent condamnés à deux ans de prison ferme

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a allégé, mardi, quelque peu la peine prononcée en première instance, et qui était de quatre ans de prison dont deux ferme. Les deux policiers sont accusés d'avoir roué de coups un adolescent de 16 ans, dans une rue de Marseille un soir de février 2018.
Deux policiers marseillais, qui avaient roué de coups un adolescent de 16 ans, ont été condamnés, mardi 3 novembre, en appel à trois ans de prison dont deux ferme, a appris l'AFP auprès de leur avocat et de celui de la victime. Cette peine est assortie d'une interdiction définitive d'exercer leur métier.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a allégé quelque peu la peine prononcée en première instance, et qui était de quatre ans de prison dont deux ferme. Les deux policiers, qui ne nient pas avoir patrouillé dans cette ruelle ce soir-là, ont toujours rejeté les accusations de violence et assurent même ne pas avoir rencontré la victime. Me Pandelon, l'avocat des deux policiers, "envisage le pourvoi en cassation", a-t-il indiqué à l'AFP.

De l'ADN retrouvé sur place

Le 20 février 2018, ce jeune homme alors âgé de 16 ans rendait visite à son frère à Marseille lorsqu'il s'était fait frapper à coups de pieds et de poings après avoir fait des courses dans une épicerie de nuit. Il a expliqué que deux passagers d'une voiture de police s'étaient mis à le frapper sans raison après l'avoir éloigné au fond d'une impasse pour ne pas être vus. Son témoignage a été corroboré par l'épicier qui l'a vu juste après l'agression, et avait aussi remarqué l'équipage de police.

Surtout, l'ADN de l'un des policiers avait été retrouvé sur un stylo siglé "Alliance" (un syndicat de police) que ce dernier avait laissé tomber sur place, et celui de l'autre policier sur une manche du survêtement de la victime. Le jeune homme souffre maintenant de problèmes de vue à cause de la fracture du plancher orbital dont il a été victime et est suivi par un psychiatre pour son traumatisme, selon son avocate Me Linda Sennaoui.
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