Pas de navigation de plaisance ni de loisirs nautiques pendant le confinement : 300 verbalisations dressées en mer

Le préfet maritime a pris un arrêté dès le 20 mars dernier pour interdire sauf dérogation la navigation de plaisance, les escales de navires de croisière et les loisirs nautiques. 3 000 personnes ont été contrôlées, dont 10 % verbalisées. Le confinement, c'est pour tout le monde !  

Le préfet maritime a pris un arrêté dès le 20 mars dernier pour interdire sauf dérogation la navigation de plaisance
Le préfet maritime a pris un arrêté dès le 20 mars dernier pour interdire sauf dérogation la navigation de plaisance © Préfecture maritime
Nous somme tous confinés depuis le 17 mars dernier, pour prévenir la propagation du coronavirus, et cette obligation s'impose aussi aux amoureux de la mer !

Trois jours après l'annonce d'un confinement consécutif à la pandémie du Covid-19, le préfet maritime a pris un arrêté en complément. Il interdit la navigation de plaisance,  les escales de navires de croisière. Il interdit aussi aux navires à passagers non réguliers de faire escale dans les ports de Méditerranée, sauf dérogation ( pêcheurs, transports de travailleurs). 
 

Arrêté du préfet maritime


Car la mer est, elle aussi, un espace où se joue la sécurité de la France et des Français

Ma responsabilité est d’assurer la coordination et la permanence des moyens de l’Etat en mer qui sont, plus que jamais, indispensables pour la sécurité de notre pays


précise le préfet maritime l'amiral Laurent Isnard qui rappelle qu'il convient de ne pas faire prendre de risques aux secouristes.


Surveillance, et contrôles

Les contrôles ont lieu y compris la nuit de Port Vendres à Menton.
Les contrôles ont lieu y compris la nuit de Port Vendres à Menton. © Gendarmerie maritime

Concrètement, les loisirs nautiques sont interdits : pas de baignade, de plongée en apnée ou en bouteilles, de kayak, de paddle ou encore de jetski. Dur avec l'arrivée des beaux jours mais c'est la règle, y compris quand on pratique cette activité seul et qu'il n'y a a priori aucun risque de contagion du virus.
 
Pas de jet ski pendant le confinement.
Pas de jet ski pendant le confinement. © Patrick Lefevre / MAX PPP

La plaisance est elle aussi interdite.  
Il existe quelques modalités particulières, détaillées  dans une foire aux questions à lire sur le site de la Préfecture maritime.
 
Paquebots de croisière, petites unités, les gendarmes imposent le respect des règles de confinement.
Paquebots de croisière, petites unités, les gendarmes imposent le respect des règles de confinement. © Gendarmerie maritime

L'arrêté est opposable aux navires qui battent pavillon français quelle que soit la nationalité des capitaines, dans les eaux intérieures et territoriales françaises de Méditerranée.

Quelques cas pratiques :
► Vous pouvez convoyer votre navire vers le chantier naval dès lors que le contrat de travaux ou d’entretien a été signé avant la date du 20 mars 2020.
► Un bateau battant pavillon étranger dans un port français, qui doit quitter le France pour un autre port en Méditerranée : la navigation dans les eaux intérieures et territoriales françaises doit être exécutée de manière continue et rapide. Interdiction d'accoster, sauf pour des raisons de sécurité.

Les sauveteurs des SNSM ont relayé toutes ces informations. De son côté, la gendarmerie maritime rappelle que la surveillance du littoral est permanente. Des contrôles en mer ont lieu très régulièrement et les contrevenants seront verbalisés.
 
Des contrôles ont lieu tous les jours sur terre et en mer.
Des contrôles ont lieu tous les jours sur terre et en mer. © Gendarmerie maritime

Jean-Guillaume Remy est le commandant de groupement de la gendarmerie maritime Méditerranée, soit de la frontière italienne (Menton) à la frontière espagnole ( Port-Vendres)  en passant par la Corse, et il communique les chiffres : 3 000 contrôles depuis le début du confinement, et  300  procès-verbaux dressés, soit 10%.

On observe une faible activité de plaisance, et le taux de verbalisation est donc lui aussi faible. Il faut rester vigilant, particulièrement le week-end où la tendance est au relâchement avec le beau temps. 
Nous sommes très présents, avec des moyens légers, des vedettes, et des patrouilles terrestres. Au départ, c'était de la pédagogie, maintenant on verbalise


explique t-il, joint par téléphone.
 
Il y a des sanctions  (une amende pénale de 38€, et une peine allant jusqu'à un an de prison et 150 000€ d’amende au titre du code des transports car il s'agit dans ce cas d'un délit). Les autorités en appellent au sens civique de tous. L'action des secours est prioritaire pour la gestion de la crise du Covid-19.

 
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