Plan loup : 40 specimens pourront être abattus en 2018

Le loup au Boréon. / © Max PPP
Le loup au Boréon. / © Max PPP

Le ministère de la Transition écologique a publié ce lundi 19 février le nouveau plan loup : c'est confirmé, un maximum de 40 loups pourront être abattus en 2018 en France.

Par Jacqueline Pozzi (avec APF)

On l'attendait depuis le mois de juin dernier. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire et Stephane Travert, ministre de l'Agriculture avaient annoncé une refonte du dispositif de gestion du loup. Le but était d'assurer à la fois la viabilité de l'espèce en France et la protection des troupeaux.

Le nouveau plan loup a été publié ce lundi. Il prévoit qu'un maximum de 40 loups pourront être abattus en 2018. Ce plafond pourra toutefois être "actualisé une fois connus les chiffres de la population au printemps, pour être porté à 10% de la population", précise le plan loup. 

34 loups abattus depuis le 1er juillet 2017

Le dernier arrêté en vigueur permet l'abattage de 40 loups entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018. Depuis le début de la période, selon le Collectif des Associations pour la Protection du Loup en France, qui tient sur son site internet le décompte des loups tués, 34 spécimens ont été abattus légalement, dont 25 en région PACA :

- 11 loup abattus dans les Alpes-Maritimes,
- 8 dans les Hautes-Alpes,
- 5 dans le Var
- un dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Le nouveau plan se base désormais sur l'année civile mais les prélèvements ne pourront se faire qu'entre septembre et décembre. Les éleveurs pourront malgré tout "toute l'année" se défendre "en cas d'attaques".

Pour la première fois, le plan loup concerne une période de 5 ans : 2018 à 2023. Il mise sur une population de loups de 500 individus d'ici 2023 contre environ 360 actuellement en France. Des chiffres qui ont fait réagir les associations de défense de l'animal :



11700 brebis tuées en 2017

Le sujet de la présence du loup étant très sensible, ce plan a fait l'objet d'une concertation publique au mois de janvier. Environ 5.700 contributions ont été déposées. Selon le ministère, "75% insistent sur l'importance de la préservation du loup tandis que 25% soutiennent l'élevage
face à la prédation.

Espèce protégée, le loup, disparu en France dans les années 1930, est revenu par l'Italie à partir de 1992. Il a tué près de 10.000 brebis en 2016. Pour 2017, 11700 dossiers sont ouverts.

Le plan loup prévoit notamment des aides à la protection des troupeaux (bergers pour le gardiennage, chiens, parcs électriques) et le développement de mesures de protection et d'effarouchement "innovantes".

Mesure particulièrement contestée dès l'annonce du projet, les indemnisations des éleveurs seront désormais soumises à la mise en place préalable de mesures de protection. Une vingtaine de députés LREM de zones de montagne avaient réclamé début février une modification du plan, en particulier de cette mesure qu'ils ne jugent "pas acceptable".

N'hésitez pas à relire nos derniers articles sur le loup dans la région.

L'intégralité du plan loup 2018-2023 : 

Des pétitions, comme celle-ci, ont également été lancées pour lutter contre ce nouveau plan loup. 
 

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